Jai rêvé de toi cette nuit Chansons pour elle , Vanier (Messein) , 1905 ( p. 340 ). Lorsque tu cherches tes puces Je n’ai pas de chance en femme XXII J’ai rêvé de toi cette nuit : Tu te pâmais en mille poses Et roucoulais des tas de choses Et moi, comme on savoure un fruit, Je te baisais à bouche pleine Un peu partout, mont, val ou plaine.
toutest dans le titre j'étais chez toi, tes enfants étaient à l'école, Léon j'en sais rien Au début on était
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Jai rêvé de toi cette nuit: Tu te pâmais en mille poses Et roucoulais des tas de choses Et moi, comme on savoure un fruit, Je te baisais à bouche pleine Un peu partout, mont, val ou plaine. J'étais d'une élasticité, D'un ressort vraiment admirable: Tudieu, quelle haleine et quel râble ! Et toi, chère, de ton côté, Quel râble, quelle haleine, quelle Élasticité de gazelle
Définitionj'ai rêvé de toi cette nuit français | dictionnaire français définition synonymes Reverso. Français-Anglais Français Synonymes Français Littr é Grammaire. Chercher aussi sur: Web Actualités Encyclopédie Images Expressions françaises avec . Chercher Synonymes Conjuguer Prononcer Proposer une autre traduction/définition rêvé adj m 1 désiré 2
Cettenuit j'ai rêvé de toi Ange défendu Accepterais-je de m'envoler avec toi? Seul le temps te donnera la réponse Sache seulement que mon cœur contient énormément de sentiments Que ma vie se construit au jour le jouté Que mes sentiments grandissent chacun jour un peu plus En ce moment je ressens ces sentiments si forts Qui remplissent mon
NoirePoésie Tome 1 à 1000 - Encouragez un poète différent, autodidacte Nelliganisé Tome 247 complété, décembre 2019
Jai encore rêvé de toi Cette nuit J'criais à en perdre la voix Du bruit Qui font résonner mon crâne Ma vie Est décousue et tombe dans Le vide Vide infini sans issue Je crois Que la douleur prend le dessus En moi Comme une bataille de perdue Sans toi Pourrais-je revenir au début Une fois Mais chaque image que tu m'as laissée Me hante encore, tu emplis mes pensées D'un
Ilest des textes que l'on travailleIl en est d'autres qui nous travaillent.J'ai rêvé de toiCette nuit ou ce matinC'est incertainJ'ai rêvé de toiTu ét Discover. All Creative Rooms. All publications. All authors . Sign up Sign in . Sign up Sign in . En. English; Français; Discover. All Creative Rooms. All publications . All authors . Congrats ! Your account has been created ×.
351j'aime, 5 commentaires. Vidéo TikTok de TORTUGA Vidéos - Aventurier (@tortugavideos) : « J’ai pris cette #photo de #nuit avec mon #iphone13pro 📱 Sans filtre ni trépied 😮 #vercors #tuto #tips #photodenuit #bivouac ». Je t’explique comment j’ai pris cette photo avec mon iPhone, sans filtre ! | Ce week-end je suis parti dans le Vercors avec deux amis aventuriers ! | Et
UvFTFH5. À propos du blog Frères humains, le monde est à l’arrêt, soyons maintenant cardiaques, amoureux, fous, vivants/vibrants plus que jamais ! Nous allons sortir de cette impasse pour faire face à l’inconnu. Ah, l’inconnu !… Le défi est aussi immense que la Planète, aussi immense que le monde de chacune et de chacun. Au niveau de la revue, nous sommes là, confinés à écrire, à effacer nos petits plans, nos agendas, une situation qui nous oblige à être élastiques pour rebondir autrement sans casser l’élan premier. Nous avons remis la sortie du prochain IntranQu'îllités à septembre 2020, l’heure déréglée oblige. On fêtera en beauté cette sortie, si le déconfinement tient toutes ses promesses. Tiens, le déconfinement, comme convalescence ou remise sur pied, ça se prépare. On risque d’avoir un choc culturel dans un Nouveau Monde sous condition. On peut attraper la fièvre dans l’incendie d’un regard qui nous a trop manqués. Pour amortir le choc, nous vous offrons le numéro 4, MANIFESTE POUR UN NOUVEAU MONDE, en accès libre ici Plus de 150 contributeurs sur une quarantaine de pays. Pour participer à la campagne IntranQu'îllités et en savoir plus, cliquez ici La plupart des pays n’en sont qu’au début du confinement, c’est le cas de notre terre, Haïti, ce numéro-manifeste pourra aider à restituer à la pendule ses menus battements de cœur, pour rendre vibrant le temps. IntranQu'îllités de septembre sera axé/désaxé sur l'Éros, thème que nous caressons depuis quelques années. Le confinement nous met dans tous nos états, nous avons envie de tout livrer, tout révéler sans garder une miette d'étoile dans ce rêve de nuit et de jour chaud-bouillant, mais nous fourbissons nos âmes au tranchant de cette heure inédite. La magie prendra corps véritablement en septembre. En attendant, recevez en primeur et en piment notre menu signé Diego Gary, Ifé Day, Hans Limon, Ernest Pignon-Ernest, Mafalda Mondestin et votre serviteur James Noël Le jardin fusible J’ai fait l’amour à des milliards de questions… Du bout de la langue J’ai caressé autant de clitoris Que je pouvais rêver le tien. Aujourd’hui, Rendu à la solitude, Mon lit est un précipice Et je me tiens prêt à plonger Chaque nuit. Ne pouvant me réfugier Dans tes bras interdits Je peine en claudiquant Dans l’existence Ivre de me donner, D’aller à l’Avant De ce qui me tient lieu de moi, Ce jardin fusible inconnu. Je vis par l’alternance. Entre la nuit du précipice Et le jour aveugle Dans le merry go round de l’angoisse De la perte du soi, Cet inconnu, Dans l’égarement du je, C’est importun. Me reste le Ça qui me repousse à ma pulsion de vivre A mon existence de chien battu Qui rogne sa blessure, Qui la lape Comme s’il s’en nourrissait. Et qui survit en aboyant à la lune Comme j’écris dans la marge du noir ciel étoilé. J’écris en bordure de l’univers Mais peut-être devrais-je écrire En bordure de toi Noir sur noir, dans le silence sidéral du firmament Certain ainsi de ne jamais être lu, ni entendu. De ne jamais avoir rien dit. De n’avoir jamais avoué quoi que ce soit. Être demeuré invisible. Diaphane. Une vie de coquelicot. Diego Gary Physiologie sanguine Elle a vu ses règles et craint maintenant le suicide qui viendrait pendant des jours et des jours. Amusée de l'effet que ça fait, elle préfère ne pas imaginer son reste. Sans courir, ne rien cacher de son coup de sang. Son pantalon bleu jeans n'est pas taché, mais ses mains, sa chatte et sa tête. Le bruit de ses eaux, ça entre, ça entre de par tous les trous. Ben ouais. Elle finira par ne pas se rendre. Elle s'en fout maintenant des cuisses de ces autresses qui paraissent toujours si propres. Bandée, débandée, sa poitrine bat la mesure difficile. Trouves-y un refrain pour ça. Des fois ça lui fait peur, perd de son estime, et se demande bien pourquoi, suer suer, c'est pas comme si on l'aidait parfois à aller mieux. Le désert total alors qu'elle dégouline, ça paraît facile et futile, mais pas plus de trois Le conte de fées s'est un peu penché, bon il n'y a jamais de parrain. Faut pas trop demander. Et succomber aux petits cons qui demandent et qui insistent, elle laissera sa taille basse directe tout en sachant qu’ils ne feront pas le poids. Elle pèse lourd. Plus que quelques jours sans que du dehors on ne lui jette des sorts. Ifé Day LE TATOUAGE Ma tendre brune, éprise et prise et fendue, ma langue de feu follet piétinant bas les sentiers de ma forêt déboisée, tu m’as demandé-supplié de nous écrire, de figer pour toujours ce combat perpétuel du lundi soir, entre deux murs, alors je décris, je t’écris, je te couche et t’exauce, jusqu’aux pudeurs pulvérisées, je souille d’encre noire les spirales de mes folles circonvolutions. Ce tatouage recouvrant ton bras droit m’a tout de suite excité, ce dragon venimeux surmonté d’une rose aux pétales enflammés, sur fond de ciel mortuaire où, nonchalant, brillait par gerbes profanées l’orbe statique d’un astre vif, comme un débris de soleil, sans doute voilé, grignoté, vérolé, à demi éteint, sacrant dans sa décrépitude la lumière des temps nouveaux mais immémoriaux, temps de sombreur et de maléfices, de magie noire et de vertes amours, puis, inaccessible au regard, dans le repli du coude, ce Picasso pop, cette femme-kaléidoscope souriant d’une joie funèbre, les cheveux noirs, plaqués, cet autre Toi, dense et profonde et secrète, ce fac-similé de Laure exorcisant toutes les identités possibles, et jusqu’à ta présence incendiaire de flambeau sexué. Le cubisme éclate et fragmente la vision pour mieux reconstituer l’idée, la parfaire, l’envisager, l’absorber malgré la dispersion des perceptions, la divergence des points de vue, la versatilité cynique des parallaxes. Tu es cette sorcière à rose fanée, à gueule cassée, chassant les fleurs rescapées, pachalesquement juchée sur les chatoyantes écailles d’un hippogriffe haletant, surpuissant, crachant la tourbe et le feu de tes malédictions, dans ta cuirasse de peau blanche, nue comme l’innocence et la virginité, colossale de beauté furieuse, prête à cingler dans l’emportement de ta rage les dieux penchés sur les nuages, car tu es la maîtresse de ces lieux, car ce corps est ton corps. Quelques mots soupirés, depuis longtemps, déjà, plus vieux que nos souvenirs du moment, puis quelques phrases maladroitement formulées, bribes de logorrhée titubante et oiseuse, morceaux de sens virevoltant d’une haleine à l’autre, puis ces brisants de grammaire au coin d’une page de magazine dix chiffres, une date, un lieu. Séduction moderne. Tu portais ce jean moulant qui m’avait déjà largement conquis, ce jean de la première fois », brut et serré, couverture céruléenne de ta nudité divine, comme si de sa conque échappée la diaphane Aphrodite avait égayé son corps diamantaire d’une robe de flots miroitants. Sur le ressac de tes cuisses flottait le saule pleureur de tes cheveux bruns, roux, blonds, cuivrés, sans âge, et ta veste noire semblait tracer, dans ce tohu-bohu de couleurs, de senteurs et de formes, la sinistre équerre d’un échafaud pourfendeur de plaisirs connaissant tes charmes et ta faiblesse, tu gardais la distance et ménageais tes appas. Femme fractale. Appuyée contre le chambranle de la porte d’entrée, non loin des poubelles jaunes et grises, fleur de printemps prisonnière d’un corset de lierres, fraîche nomade affublée d’un carcan disgracieux, tu n’attendais que mon approbation, un geste, un signe, un mot de ma part et, dans ma torpeur imbécile, plongé sous tes vêtements, je ne voyais que ton tatouage, ce dragon, cette rose, cette millénaire enchanteresse et je te considérais, Laure, avec l’ébahissement du novice qui s’apprête à franchir le seuil du miracle. Épaules offertes, enfin, chignon défait, torrent de lave au gré des sillons épidermiques, pluie de comètes effilées ! Que dire de cette noirceur étalée sur le galbe de ton être frémissant, sur la rondeur gémellaire de tes seins, perdus sous les vagues de feu capillaire comme de pâles rochers, ennemis des embarcations, marchepieds des visions dansantes, sur la rectitude agitée de ces deux balises marines, auréolées de nappes phréatiques embaumées ? Que dire de ces deux globes nourriciers submergés du miel de ta crinière, m’abreuvant, me nourrissant tour à tour de sueur et de fièvre incandescente, m’emplissant de vie, de sang, de souffle et de liquide amniotique, à renaître sur ta bouche, dans tes mains, à tes pieds, entre tes cuisses, boire à la source et recommencer pour écrire et revivre et recommencer, me gonfler de tes spasmes abandonnés, m’enduire de tes humeurs démêlées, mourir et ressusciter, en une heure, en une minute, et te nommer, pour toutes les vies, passées ou à venir, prêtresse tragique de mes désirs, de mes délits, de mes regrets. Tu n’es pas claustrophobe, loin s’en faut. Ta présence pure suffit à surpeupler tout un espace, un bar, une ruelle, un restaurant, un appartement, un cimetière à ciel ouvert. Le désert lui-même croulerait sous le poids de tes ombres trépignantes. Tu n’habites pas, tu investis, tu envahis, tu annexes, tu occupes, à l’intérieur comme à l’extérieur. À ton passage, individus, spectres, meubles et décorations deviennent tes otages, les agents d’une soumission consentie, et ce petit bois que nous avons traversé, main dans la main, près de la citadelle, n’est pour toi qu’une ceinture attachée à tes flancs féconds. Mais tu exiges l’étroit, l’exigu, le resserré, le réduit, l’étouffant, tu veux poser ton crâne sur le mur du fond tout en appuyant tes mains sur le mur de face, déployer ton envergure autour de ma nuque tremblante et t’agripper à ma chair, mante religieuse alanguie, mécréante bénie des dieux. Un peu plus d’un mètre entre les deux parois blanches du couloir menant à la salle de bain. Escarpe et contrescarpe. Tu t’effeuillais lentement, saule pleureur cramoisi d’automne ton pantalon, ta veste et le reste, jusqu’à l’écorce douce, béante et, muette, face à moi, les jambes écartées, le visage légèrement tourné vers la salle de bain, tu murmuras Alors ? » Ce fut tout. Et rien de moins. Dans mon impatience maladroite, j’oubliai le jour, l’heure, le lieu, les bruits, la bienséance, les précaires précautions d’usage et, dans un long ronflement de soulagement peiné, sans prévenir, sans même un mot, une caresse, un regard, je te pénétrai violemment, jusqu’à te faire hurler, comme pour te faire marquer l’heure, mon heure, mes secousses martelaient sourdement le pan de mur couvert de crépi et loin, très loin, au-dessus de la basse geignarde, sous la spirale déchirée des cuivres, balbutiait le contrepoint des voitures et des bus parsemant le bitume grisâtre. Je me fondais en toi, je m’enfouissais sous tes couches d’épiderme et tes muqueuses pour me perdre et me retrouver, je m’ancrais un peu plus en toi à chaque nouvelle secousse, convaincu que, désormais si pleine de moi, tu ne pourrais jamais plus m’oublier, je voyais tes seins magnifiques se tordre sous mes brusques à-coups, je les suçais, les mordillais, j’en parcourais de la langue toute la charnue circonférence, j’explorais tout un monde, mon sexe au plus profond de toi, mes mains tenaillant tes fesses jusqu’au sang. Je te renversai sur le carrelage, à la surface duquel tes flammèches déployées dessinaient comme des scènes de crimes non élucidées. Les secousses reprirent, s’intensifièrent, ponctuées de baisers violents, d’aboiements doucereux. Disposée sur le sol comme un don propitiatoire, tu m’offris tes poignets, que je décidai de maintenir avec une fermeté ruisselante, et je pouvais t’observer, graver dans mon inconscient tes grimaces de plaisir, tes moues frustrées, tes souffrances passées sous silence, et je m’adaptais, en bon élève, pour devenir en quelques minutes l’amant le plus accompli, celui qui devine et devance les désirs de sa maîtresse. Les caresses légères se mêlèrent aux pilonnages, les doux baisers aux rudes embrassades, je contemplais tes yeux courbés de mélancolie, ton cou si long et fin, comme un chemin de peau conduisant jusqu’à la caverne de ta bouche, large comme l’enfance, dissymétrique, inégale comme nos songes déréalisants, tes côtes branchues, refuge à bambins clandestins, ton nombril polymorphe, tantôt lune sereine, tantôt Saturne encerclée, planète, satellite, éclipse, ellipse, apocalypse de vie sectionnée, tes hanches frissonnantes, élargies pour me laisser m’étaler, et dans mon dos, tes pieds, repliés sur eux-mêmes, figurant tes voluptés tortueuses, tes doutes et tes malaises, et sur ton bras, cette sorcière ailée, que je domptai d’un seul revers de main, de cette main que tu saisis tout à coup. Je compris sur le champ. Hans Limon Ouroboros Les mains lavées dans l’huile de serpent J’écarte le cerce Eve enfin se remet à rêver de changer de chagrin et de peau entre mes bras qui scindent et qui ceinturent Ouroboros cobra boa à l’infini depuis la nuit des temps la nudité des femmes pulpe d’orage les sauve de toute pelure de défaut voici ma coupe s’y coule l’huile et un beau serpent de rêve rien que pour toi tiens-le bien il fouille te farfouille dans les zones secrètes farfouille et te fouine dans ton squelette magnétique anorexique Ô toi beauté sainte en jarretelle pénétrée par l’esprit même de la forêt fondue dans ton monde la misère du monde me digère comme un amour bête ah si bête la belle ruée vers toi l’or par l’éros qui me défait pour te refaire me déverse pour te doter des yeux fontaines cette voix de gorge voici ma coupe et toute mes chutes mes sept péchés capitaux et tous mes crimes capillaires rien que pour toi Ève écartée Échevelée Rire aux éclats femme jusqu’aux os excuse du peu du peu de moi si loin en toi nous sommes bouclés nœuds circulaires cœurs recyclés comme l’esprit même de la forêt James Noël
Publié le 11 octobre 2020 dans Absurde Je suis dans un endroit inconnu et deux personnes veulent ma faire exprès, j’en tue un, je suis dévastée, c’est une erreur, je n’ai pas pu faire une chose pareille !Je prends le corps dans mes bras et je vais trouver un endroit isolé pour l’ mon retour, les flics sont discutent, ils ont trouvé mon matelas….L’un demande à l’autre Tu trouves que ce matelas vaut 50 millions toi ? »L’autre répond Carrément pas. »Et moi, je ris!S’ils savaient ces imbéciles… Rêvé le 11 octobre 2020 Par Cécile
l'amour fleurit et flétrit, il est comme une fleur qui passe et trépasse avec le ne dure qu'un instant, qu'un moment ; c'est ce qu'on dit, qu'il est éphémère, comme la vie, comme la pourtant, malgré ce moment si court durant lequel on aime, cela peut suffire à tuer ; et ça vous rend malade, d'aimer sans être aimé en retour, et ça vous tue le coeur et l'âme - avez envie de vous échapper, d'arrêter ça, et c'est votre poitrine qui se gonfle, vos poumons qui s'emplissent ; et vous toussez, encore et ce sont des pétales de fleurs qui tombent lourdement sur le sol août 2022, hiver. staff Mar 16 Aoû - 2313un, deux, trois, soleilft. geronimo diavolot’entends pas vraiment le bus s’arrêter, ni le brouhaha généré par tous ceux qui se pressent de descendre, celle de geronimo uniquement, qui toute douce, te dit que vous êtes arrivée, qu’il te réveille, comme prévu, comme promis. sa casquette plus qu’à moitié sur ta tête, la couronne tombée avec le temps, comme l’alcool ayant quitté tes veines, votre nuit de folies qui s’arrête, qui s’achève et c’est l’heure d’être une adulte, maintenant. ça t’accable un peu, parce que t’as pas envie, pas l’énergie, mais qu’il le faut, pour toi, pour lui, pour cette journée qui s’annonce déjà bien compliquée. rappelle moi ce qu’on fait là ? vos courses toujours dans les mains, les yeux rivés sur l’église en face de toi, que tu comprends pas ce que vous faites là. une histoire d’aller bosser, mais vous faites pas la paire la plus pieuse, en tout cas tu fais bien basculer la balance et tu te sens pas trop à ta CampbellpaparazziMessages 74 Mer 17 Aoû - 1246 Doris D'assumer nos rêves, d'en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre Alors à ton tour ouvre les yeux, approche-toi et observe avec curiosité Le jour se lève et même si ça brûle les yeux on ouvrira grand nos paupières La tête de Perry est plus légère que les baudruches colorées des parcs d’attractions, le pétillant de la veille à du en évaporer les idées les plus lourdes, et Gero est un peu fier, d’être un genre de gardien, sans clés, des traits détendus par le sommeil. Il a attendu que les respirations s’allongent en notes à deux temps pour attraper son cellulaire, chercher, les lèvres nerveusement mordillés, l’actualité de la lutherie Evans, les images de son propriétaire, en effleurer avec le pouce le cadre des lunettes sans parvenir à effacer les reflets qui mangent dans les iris, dommage, il faut qu’il y retourne, c’est viscéral, cette envie, juste limpide, qu'il est devenu stupide. Leur terminus freine, il vient chercher l’épaule de la rousse, secoue avec douceur, et, à contre coeur, se rend coupable de la sortir de ce qui était peut-être un rêve, une évasion de ce vers quoi il l’ c’est froid, l’essoufflement de la course les a quittés, Gero frictionne ses bras en jetant les yeux sur l’édifice, des pierres, une croix et la foi, à genoux ou les yeux fermés, alors les doigts enroulent naturellement la croix argentée coincée sous le t-shirt. Ses épaules haussent sur un rictus amusé, le pack fait des chuintements plastifiés, la hanse mordue dans les trou de mémoire Doris ? Moi, je vais bosser. Avec l’index, il pointe l’échafaud que des collègues ont déjà mis en place, les planches un peu usées qui font tomber des sciures de bois, et ça pique quand ça tombe dans les yeux, ça lui est déjà arrivé. Toi, tu peux te recueillir. J’ai des pièces si tu veux une il ira sûrement un peu plus tard, Raphaël en a besoin, lui, à défaut de pouvoir passer au centre aussi souvent qu’il le voudrait, il peut faire ça, une flamme et les mains jointes, la piété c’est un truc de Di, ça n’a jamais servi à rien, et c'est pas grave, la foi c'est pas fait pour être utile. Les pas avancent jusqu’aux pieds de la structure, où une ribambelle de cris tombent des étages, il répond Ola et attrape le bleu de travail plié sous le déjeuner de Perry, ça coince sur les chevilles, l’oblige à défaire les lacets, s’asseoir dans l’herbe humide pour changer les fais quoi dans la vie Doris ? Tu étudies ? Les étudiants avec la vie oisive, ils arrivent parfois sur K’Road, s’encanaillent dans des quartiers où ils peuvent céder à l'excès peu importe la taille du portefeuille, par contre, ils restent jamais longtemps, c’est des prénoms destinés à des plaques dorés, dans des petits bureaux où Gero viendra un jour passer un coup de raclette. C y a l a n aGeronimo Diavololaveur de vitresMessages 37 Ven 19 Aoû - 1801un, deux, trois, soleilft. geronimo diavolotu t’en souviens, un peu, brides de conversations qui reviennent, quelques mots qui émergent, les détails perdus dans le flot de l’alcool, mais tu hoches la tête, tu t’en souviens. nettoyer les vitres d’un église ? tu trouves ça un peu injuste que ce soit à lui de s’en occuper, pas à eux, mais tu sais que c’est comme ça que le monde fonctionne alors tu gardes ça pour toi, pas très bien placée pour parler de justice, de toute marquée de la tête, ce sera pour toi, après, je suis pas croyante, c’est bien loin de toi, tout ça. t’as jamais cru en quelque chose de plus grand, jamais cru en la providence. la foi loin du cœur, loin de la tête, baignée dans le vice de l’argent depuis trop longtemps. peut-être que tu devrais, peut-être qu’il t’apprendra à croire, un jour. pas certaine de ce que tu avances, mais tu te plais à prends des photos, moi, némo. des photos des autres, des photos du monde. dit comme ça, c’est élégant. l’oeil aiguisé, habitué à voir des choses que les autres ne voient pas. je cours après les scandales, la misère des autres, c’est ça qui me fait vivre. la peur de le décevoir au ventre, que tu fais ça parce que ça marche, parce que ça te réussit et t’es forte pour ça, en plus. je prendrais des photos, aujourd’hui aussi, pour me souvenir cette fois-ci rêve éveillé, souvenir que tu veux garder pour CampbellpaparazziMessages 74 Sam 20 Aoû - 317 Doris D'assumer nos rêves, d'en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre Alors à ton tour ouvre les yeux, approche-toi et observe avec curiosité Le jour se lève et même si ça brûle les yeux on ouvrira grand nos paupières Les pieds raclent dans la terre, le quadrillage des barres de fers est à l’extérieur du chantier, c’est salissant comme travail, pourvu que ça ne la gène pas, elle est comme sortie du décor des néons, Perry, sa chevelure rousse encore en friche de la veille. Geronimo laisse l’air frais le faire renifler, il pense à Jude, puis il oublie, parce que aujourd’hui encore il faut gainer le dos, soulever le seau, reprendre de l’eau. En déchirant le plastique pour soulever une bouteille, le menton acquise, les carreaux, ça fait un moment, on s’y fait, c’est juste dommage d’être toujours dos au ciel, le spectateur de la vie des n’a pas la foi, et sa langue retrace l’arête des incisives lentement, vers qui se tourne-t-elle alors, quand le corridor étroit de l’existence s’assombrit, le sort, ça doit être douloureux de l’affronter Doris. Tu viendras avec moi si tu veux. C’est calme à l’intérieur, je te prêterais un sweat si tu veux t’allonger un peu. Encore une fois, il a du mal à réprimer l’inquiétude qu’elle soit fatiguée, peut-être à bout de force, ou bien juste ennuyée d’être dans ses talons à l’autre bout d'Auckland. Concentré sur les lacets qu’il refait, la petite boucle dans la grande, deux fois, sinon ça tient mal, il écoute Doris, Doris la photographe avec des centaines de clichés pour raconter des histoires, il aimerait les entendre, un jour, si elle veut bien. C’est un beau métier photographe. La mémoire c’est tellement précieux. La dentition éclaire le visage d’un flash de joie, et il pousse la terre avec les paumes pour être bien droit devant le rousse, les souvenirs, peut-être quelque chose qui échappe encore au troc de l’argent, comptent beaucoup à ses yeux. Tu ne manqueras jamais de travail alors, la misère c’est constant, peut-être plus que la bouffe. Il a saisi l’angoisse dans ls yeux, alors la main enroule sur l’épaule, maladroitement, il frotte, ne saurait pas comment lui dire que peu importe la vie qu’elle mène, après tout, le problème, au départ, c’est cette terre vrillée, pas les gens qui y naissent. Un sourire qui se veut rassurant brodé en travers du visage, Gero glisse un pied sur le premier barré et détend une main dans sa direction, il n’allait pas la laisser seule et puis la vie est plus belle quand on prend de la hauteur. Ca me fait plaisir Doris. Qu’on ait des souvenirs ensemble. Viens. Tu vas voir, le coin est un coup de chance, la campagne d’Auckland des fois, c’est franchement désolant, seulement par ici, Gero s’est déjà égaré et sait que l’hiver n’a pas esquinté le sous bois, qu’on distingue même un élevage de kangourous au loin, ça lui plaira, peut-être, en tout cas il l’espère. L’escalade se prolonge en tintements métalliques et Gero rend les accolades de Mikaël et Fadi, deux gars sympas, taciturnes jusqu’à leur du repas où, c’est vrai il ont l’humour un peu gras, Gero pretextera qu’ils veulent manger ensemble pour s’éclipser à ce moment les planches, de bois usé attaché à des gonds solides, il referme la main près de la taille sans appuyer, juste, il n’y a pas de barrière, du vent, et, c’est plus fort que lui, il imagine toujours le pire. L’autre bras se détend pour englober l’horizon avant de se plaquer en visière au-dessus des moins joli que les anémones et les tortues mais c’est quand même sympa non ? Pour un premier souvenir, peut-être pas la couverture de notre album mais je le verrais bien sur la deuxième page. C y a l a n aGeronimo Diavololaveur de vitresMessages 37 Sam 20 Aoû - 1457un, deux, trois, soleilft. geronimo diavolol’innocence qui te pince le coeur, le remord aussi, de l’avoir formulé comme ça, de l’entendre te répondre comme ça. qu’est-ce que t’as bien pu faire, pour mériter quelqu’un comme ça dans ta vie ? véritable ange tombé du ciel, geronimo qui t’apaise et t’angoisse, qu’il a l’air fragile, votre lien, à tes yeux et t’as peur de tout perdre, de tomber de haut toi aussi. que la déception l’emporte. tu pourrais dire non mais tu préfères accepter, son aide, son pull, tout ce qu’il peut t’offrir, parce qu’il est pas obligé mais il le fait, sans rien en échange. la douceur dans la voix, la délicatesse dans les gestes, t’as du mal à comprendre, à saisir vraiment d’où ça vient, c’est qu’il a vraiment l’air tout droit sorti d’un film, ton némo. c’est joli, dit comme ça, merci de pas te juger, de pas prêter tant d’attention que ça à ce que tu fais. de rester là, avec toi. la montée vers le ciel plus compliquée qu’il n’y paraît, le pied pas très assuré alors que tu suis gero jusqu’au bout, l’impression de gêner, toi qui n’a rien à faire là, qui n’est là que pour regarder, contempler, le labeur loin de toi, parce que tu te salis pas les mains, pas vraiment. tu fais des pauses, parfois, pour sortir ton téléphone et immortaliser l’instant, gero un peu flou devant toi, les nuages en fond, le métal qui balance. le monde vu d’en haut est bien différent de celui que tu connais, les possibilités infinies, le paysage qui s’étend sans s’arrêter lui non plus. ça me va très bien, comme couverture tous les deux face au monde, face à auckland, au clair du jour et plus au coeur de la nuit comme hier, une sensation de puissance à te trouver si haut, si libre, loin des contraintes du monde d’en bas, du monde réel, ici, t’as l’impression de pouvoir être qui tu veux. tu dois voir plein de choses toi aussi, quand t’es tout en haut ici, ailleurs. où alors t’as peut-être pas le temps… trop facile d’oublier que pour lui, c’est son gagne pain, de monter les échafaudages, surement un supplice de rester face au soleil, toute la journée. l’appareil photo en mode portrait, la qualité qui ne vous rend pas justice, l’épaule collée à celle de gero et vous voilà pour toujours dans ta mémoire, immortalisés. je te l’enverrai, CampbellpaparazziMessages 74 Sam 20 Aoû - 1614 Doris D'assumer nos rêves, d'en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre Alors à ton tour ouvre les yeux, approche-toi et observe avec curiosité Le jour se lève et même si ça brûle les yeux on ouvrira grand nos paupières Quel soulagement quand c’est facile, le chemin des syllabes qui trouvent un écho sur les traits harmonieux de Perry, Gero, sent le silence s’envoler de sa cage, respire, lui aussi, l’angoisse s’est dissipée. Il avait un peu peur que tout ce qui les sépare, à commencer par l’argent, les empêche de sa parler, ça aurait été comme crier à travers le vitrage triple épaisseur, devant lequel, il a toujours l’impression d’assister à un film muet. Doris, elle est pas comme ça, le Di se sent mieux de le savoir, ou bien c’est juste la migraine enfin réduite à une virgule, un temps de latence entre deux gestes soigneux. Avec ses jolis chaussures, Gero l’imagine plus facilement dans ces restaurants à la devanture parmes et la lettrine dorée que sur les barreaux raides où il l’entraîne, elle dit rien, alors, forcément, il ose pas l’aider plus, elle a le droit d’avoir un peu de fierté Perry, et lui, il est personne pour la froisser. Lorsque la caméra enferme des clichés, Gero esquisse des sourires maladroits, comme sa mère lui a appris, même à l’époque où il avait la gueule édentée et que la petite souris avait fini par rentrer en grève. La charpente grince des rires lugubres que Gero n’entend plus, habitué depuis le temps, à la carlingue lancinante, qu’il monte et démonte, comme s’il était le forum d’un spectacle sans autre mégaphone que l’écho du vide. Les arpèges de la voix de Perry sont un genre de pommade, une forme de croyance, et Gero en a le sang qui boue, fait des taches tomette en dessous des cernes. C’est vrai. Si elle le dit, ça devient dépend. En ville, c’est rare que je monte assez haut pour voir autre chose que les façades. Il s’interrompt, pour réfléchir les yeux au coin des amandes, creuser les images de gratte-ciel où culminent les enseignes de multinationales et parfois un polygone de ciel défini par les contours géométrique, Gero s’y perd, dans le dédale du capitalisme. Mais des fois quand c’est assez haut, on est suspendu à des cordes et… Il hésite, rougit, les yeux qui demandent la permission d’être un môme. j’ai un peu l’impression d’être comme Spiderman. Les yeux se détournent, le poignet qui frotte en dessous du nez pour se donner une contenance, Spiderman, c’était son héros, à l’époque où c’était encore une ambition d’en devenir un et c’est resté, orgueil embarrassé, de se consoler au bout des fils de nylon. Cette fois, la caméra change d’objectif, reflète leurs bouilles encore déconfites de la veille, et, nerveusement, il rit, des éclats sincères avec des carillons dedans, pris au dépourvu, alors, cette expression là, elle est authentique, comme la promesse de Perry à laquelle il hoche brièvement le La gratitude coupe le sifflet, Gero pince les lèvres avec les dents, grimace espiègle en frottant la semelle sur le bois pour dissiper sa timidité, les grands garçons ça devrait pas s’émouvoir, Diego ferait siffler des claques par dessus les oreilles. Quand bien même, il dézippe encore le sac, cherche à disposer le pack pour en faire un accoudoir le long de la façade où il lui fait signe de s’asseoir, si elle veut. Lui, il faut qu’il s’y mette, l’eau savonneuse en rideau, l’éponge et ses bruits de succions, puis mécaniquement la raclette qui alterne les passages pour faire disparaître l’écume à l’odeur de propre, avant de recommencer. Ca va pas prendre trop longtemps. Ils bossent bien les deux en bas aussi. On se pose après ?Il enchaîne, le travail c’est comme le reste, faut s’y soumettre pour s’en libérer, les yeux et les outils plongent et lui il lave, en rêvant de douche tiède et des souvenirs de Jude, bercé par le silence de la campagne, la présence de Perry à deux pas. Evidemment, il est satisfait d’en terminer, d’aller gratter la pause pour flâner, et il a repéré dans le chevauchement des pierres assez de prise pour déjeuner sur le toit, presque certain que Perry elle aimera bien, à cheval sur le zinc, si la mousse ne la dérange pas. La hanse du sac passé sur l’épaule, Gero emmêle les phalanges, le profil à la perpendiculaire du mur en montrant le sommet avec le mange là haut ? Je te fais la courte échelle. La lueur tendre brille dans les iris et il l’attend, ne partira plus sans elle de toute manière, la conviction étrange, que désormais, ils s’attendront. C y a l a n aGeronimo Diavololaveur de vitresMessages 37 Dim 21 Aoû - 1830un, deux, trois, soleilft. geronimo diavolosilencieuse la plupart du temps, l’ouvrage en guise de musique, les raclettes qui claquent contre les vitres, grincent quand il manque de produit, les souffles qui se font court, sous la chaleur, l’effort. presque coupable de rester là, à ne rien faire. le soleil qui embrasse ta peau, doucement, pendant que tu l’écoutes parler de ses rêves, de ses impressions. ça nous fait un point commun, alors parce que si lui explore le monde au bout des fils, comme spiderman, tu l’explores à travers ta caméra, comme peter parker. deux faces d’une pièce, ça te fait sourire, fossettes qui se creusent dans tes némo, tu retombes un peu en enfance. pas la tienne, celle dont tu as rêvé pendant des années, celle qui te berçait, celle qu’on te racontait. celle que t’as connue à travers un écran télé, celle qui est vécue dans une bulle de tendresse. le jugement absent, des deux côtés, la chance de vivre simplement, sans prise de tête et t’en oublierait presque ce que tu fais de tes journées, d’habitude. geronimo qui t’aide à monter au sommet, à te hisser au-delà des autorisations, libre d’entrave, avant de te rejoindre, ton aide superflue, tes bras trop faible pour l’aider à monter, lui aussi. plastique arraché, un des sandwich que tu gardes pour toi, l’autre que tu lui tends, pour qu’il mange lui aussi, qu’il partage l’instant avec toi, comme toi, parce qu’ici, vous êtes au même niveau, ici, ses difficultés sont les tiennes, vice versa. point de départ d’une aventure plus grande que toi, plus grande que vous. tu sais, je maintiens mes propos, pour moi, c’est ça la couverture de notre histoire deux adultes sur un toit, dans le flou d’une existence qui ne tient qu’à un fil, avec comme seule compagnie l’autre et peut-être la foi d’un peu CampbellpaparazziMessages 74 Dim 21 Aoû - 2057 Doris D'assumer nos rêves, d'en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre Alors à ton tour ouvre les yeux, approche-toi et observe avec curiosité Le jour se lève et même si ça brûle les yeux on ouvrira grand nos paupières Elle est sage Perry, à peine une arpège tendre pour souligner qu’ils se ressemblent, vivent à la frontière des clichés, et Gero ne peut ne pas lui donner tort, pas envie de toute manière et surtout aucune raison. Peut-être qu’un jour il lui parlera des graffitis, les formes esquissées à la bombe, pas celles qui dénoncent, pas comme ses tirages, mais un art qui se passent des mots pour émouvoir. Les doigts se dérobent de l'outil pour appuyer l’ascension de la rousse et gravir le dernier mètre, celui qui les sépare du clocher et la cîme du monde où Geronimo oublie la fourmilière du quartier, un peu coupable, parfois. Le vent gifle ses joues, le soule d’une drôle de façon qui n’a pas grand chose à voir avec la veille, et il défait soigneusement l’aluminium autour de la tortilla aux œufs et au thon, Alma elle soufflerait de lassitude, c'est certain. Oui. C’est vrai qu’il pourrait faire un effort. Si Perry et lui se revoient, c’est promis, il utilisera le vieux set de couteaux qu’on lui a offert à la fin de son apprentissage. L’expression contient un sourire, c’est qu’il voudrait pas que Perry voit les miettes coincés entre les gencives, et il y a la tendresse incrustée dans ses iris polaires. Geronimo voudrait dire des mots qu'il connaît pas, touché, par elle, et c'est encore trop maladroit cette expression, y renonce. La tête balance une approbation lente lorsqu’il essuie le bec du revers et balaye l’horizon gluant de brume, presque mystique, comme Perry et l’épopée que ses lèvres c’est une histoire, il faut un titre. Gero froisse le papier argenté en boule, avant de basculer les jambes en tailleur, une main sur le zinc, c’est pour ne pas perdre l’équilibre, et se donner le temps de la réflexion. Un truc qui sonne comme Bonnie and Clyde. Ou bien le nom d’une ville. J’aime bien les noms de ville mais j’en connais pas beaucoup. La langue lèche les babines, un brin gêné Gero, quand il le dit, que ses connaissances s’arrêtent sur la page du dernier manuel du primaire, et encore, le temps en a grignoter la plupart des caractères. Oaxaca ? Une ville de son pays. C y a l a n aGeronimo Diavololaveur de vitresMessages 37 Dim 21 Aoû - 2303un, deux, trois, soleilft. geronimo diavolotu recherches, depuis ton téléphone, oaxaca et google te révèle une ville haute en couleur, pleine de chaleur, l’allure ravissante, un peu hétéroclite, carrément pittoresque. comme vous. t’es fort, némo, pour trouver des choses qui nous ressemblent l’esprit savant, l’imagination là où il faut. tu connais pas tout ça, toi, ta vie passée dans les rues d’auckland, à ne voir qu’elles, à en oublier la beauté, l’attrait et ça te fait rêver un peu plus, de penser à tout ce que tu as à découvrir. ça à l’air facile, avec lui à tes côtés. bonnie and clyde, ça peut être le titre du premier chapitre rencontre fortuite, au détour de vos chemins respectifs, vos vies qui ont décidé de se croiser et de s’entrelacer, pour toujours on dirait. je trouve que ça sonne bien. la liberté d’explorer un destin différent du leur, de faire des choix différents, moins dangereux. de vivre des aventures totalement différentes, mais fondamentalement, tout aussi attrayantes, c’est ça que tu espères. repas terminé, la digestion qui te rend lourde, faut que tu retournes travailler, maintenant ? je peux essayer de t’aider, si tu veux vaporiser le produit sur les vitres, c’est à ta CampbellpaparazziMessages 74 Mar 23 Aoû - 2031 Doris D'assumer nos rêves, d'en récolter la sève pour les graver dans chaque mur de pierre Alors à ton tour ouvre les yeux, approche-toi et observe avec curiosité Le jour se lève et même si ça brûle les yeux on ouvrira grand nos paupières Sur la toiture sombre, il y a des petits pâtés de sedum clairs et des insectes aux couleurs fadasses pour se fondre dans le décor. Doris, sa spontanéité plus criante que sa crinière, inspire de la gaité dans le morne hivernal, aimante les yeux de Geronimo, son sourire aussi. Les doigts embrassés sur les emballages, ça le frappe comme le soleil dans la rétine, le plaisir de la rencontre, et, sans pouvoir se détacher, ses amandes accrochent sur les vignettes de l’écran, les douceurs lovent dans ses oreilles en taquinant un orgueil maladroit, plus facile à ignorer qu'à assumer. Plutôt que de répondre, ses doigts s'agrippent sur les aspérités de la surface pour se rapprocher et venir fixer avec elle les rues ensoleillées dont les Di ont emmené le souvenir dans leurs valises. Troublant comme ça le rend nostalgique, cette mémoire qui n’est pas la sienne, au fond des tripes, Gero se sent polarisé par sa terre natale, sans savoir pourquoi, comment, ça a tapissé sa tête, l’amour de ses racines. Cette narration à deux voix que Perry lui offre plaît, le Di balance l’épaule contre la sienne, complice, et les iris diaphanes coulent avec espièglerie. Oui. Le premier chapitre. Un livre qui n’a pas besoin de se lire ou de s’écrire. Ça lui ôte un poids. Tu vas rire Doris. Tu seras la première personne à m’avoir donné envie de lire le deuxième chapitre d’un bouquin. Le rire clair perce doucement la gorge, c’est vrai que, de mémoire, ça n’a jamais été son fort la lecture, pas plus la littérature que les paragraphes de son contrat. La Di remballe les ordures dans le sachet plastique, les miettes, c’est sans importance, ce sera un banquet pour les volatiles qui passeront après eux. Il devrait lui dire que ce n’est pas la peine, décliner, et puis, la laisser vagabonder où elle veut puisque, après tout, Perry n’est pas rémunérée. Seulement voilà, Gero, il veut pas lui dire non, l’avoir près de lui ça rend le boulot moins morose, et puis, la rousse lui a demandé, donc ça ne doit pas déranger tant que ça. D’accord, mais c’est un peu ennuyeux alors si t’en as marre tu me le dis. Mais Gero, du fond du coeur, il espère qu’elle ne se lassera pas trop vite, du spray, de lui, et que des chapitres, on fera des livres d’images, peut-être plusieurs tomes, ce serait bien. C y a l a n aGeronimo Diavololaveur de vitresMessages 37 Contenu sponsorisé Sauter vers Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum