Voicitoutes les solution Quand un animal mange de la terre. CodyCross est un jeu addictif développé par Fanatee. Êtes-vous à la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application
Etdes fruits –sauf la banane, à réserver pour l’effort–, frais ou secs (abricots, dattes, ), de la confiture ou de la compote, N.B. : Ne sautez pas le goûter. Il est aussi obligatoire que le dîner est facultatif. Rien n’empêche de manger le gras végétal au goûter, et de faire un dîner de fruits à volonté. Dîner:
Quimange le loup ? C'est une question qu'on est en droit de se poser, tant le loup semble être l'animal qui mange tout le monde ! De façon général, le loup n’a pas de prédateur. Cependant, il a longtemps été traqué par les hommes, non pas pour sa viande, mais plutôt dans le but de se protéger ou de protéger les élevages (moutons
bonjours j ai un sacrée problème depuis un certain temp mon chien mange de la terre. Vanrhijn62. Membre d'honneur Trust : 80 M'écrire un MP Genre : Messages : 2161 . 0 j'aime . Mon chien mange de la terre Posté le 17/11/2010 à 22h19
Ouije sais, c'est un peu dégueulasse mais parlons-en, mon chien de 7 mois (BA) mange ses cacas :( depuis que je l'ai ; j'essaye de lui en dissuader
Écureuilsmangent aussi des fruits et légumes quand ils les trouvent. Quelques exemples de fruits et légumes qui se nourrissent d’écureuils sont pommes, oranges, avocats,
Unchiot qui mange de la terre découvre son environnement, Venez découvrir les conseils de la communauté sur les animaux domestiques. Venez partager la passion des animaux sur AniPassion. À propos Nous contacter Mentions légales. Tous droits réservés AniPassion 2021 Découvrez l'âge de votre chien en son équivalent âge humain avec cet outil gratuit. Calcul âge
Sisi ,vous avez bien entendu,les animaux sont lĂ ,sur terre,pour que nous les mangions! Quoi,vous ne me croyez
Solutionsde mots croisés et mots fléchés pour QUAND UN ANIMAL MANGE DE LA TERRE - 20 solutions de 3 à 10 lettres Le caractère joker est * mais vous pouvez utiliser la
Mécrire un MP Genre : Messages : 629 . Cheval qui mange de la terre Posté le 01/09/2015 à 11h43 . Bonjour alors voilà je remarque que quand je remets ma jument au paddock, elle gratte régulièrement de l'anterieur pour dégager de la terre qu'elle lèche ensuite et mange pendant plusieurs minutes. C'est une jument de 5 ans vivant en box paddock avec de
z82X. L’hosta est une vivace à la floraison discrète au printemps et à la fin de l’été mais c’est son feuillage qui est le plus réputé. En résumé, ce qu’il faut savoir Nom Hosta Famille Liliacées Type Vivace Hauteur 20 à 80 cm Exposition Mi-ombre et ombre Sol Plutôt riche Floraison Mai à septembre – Feuillage Caduc En pot ou en terre elle est facile d’entretien et saura vite vous séduire par ses nombreuses qualités. Ce qu’il faut savoir avant tout c’est que les hostas redoutent les situations trop chaudes ou trop ensoleillées. Pour les hostas en godet ou en pot, plantez de préférence au printemps. Respectez une distance d’environ 30/40 cm entre chaque plant. Apportez éventuellement à votre terre un amendement du type fumier et algues et mélangez-le avec du terreau. Multiplication par division de la touffe au printemps ou à l’automne tous les 3 à 5 ans. Hosta en pot La culture des hostas en pot est tout à fait possible, surtout si vous cherchez des plantes pour terrasse à l’ombre. Assurez-vous que le pot est bien percé pour éviter l’eau stagnante. Utiliser du terreau pour plantes vivaces, plantation ou universel. Arroser lorsque la terre est sèche en surface, les hostas en pot redoutent la sécheresse. Apporter de l’engrais pour plantes vertes au moins une fois par an. Entretien des hostas L’hosta réclame peu de soin. C’est une plante qui ne réclame aucun entretien lorsqu’elle est bien installée. Aucune taille n’est nécessaire. L’entretien est minimal, c’est une plante très facile à cultiver. Un paillage l’été peut lui permettre de conserver l’humidité dans le seul et donc un feuillage plus vert et plus éclatant. Arrosage de l’hosta L’hosta étant une plante d’ombre ou de mi-ombre préfère les sols frais mais redoute l’excès d’humidité. Évitez les arrosages abondants pour éviter de rendre le sol trop humide. Préférez un arrosage régulier mais limité. En pot, un arrosage plus régulier l’été est nécessaire afin de maintenir la terre légèrement humide. Comme évoqué dans la partie entretien, les hostas ne se porteront jamais aussi bien que lorsqu’elle bénéficieront d’un paillage au sol pour maintenir l’humidité. Limaces et hosta Il est fréquent que les limaces envahissent les hostas car on sait qu’elles affectionnent les feuillages et les coins ombragés. C’est aussi une plante qui offre un merveilleux garde-manger à nos amies les limaces lorsque la végétation est au repos. L’hosta étant aussi une plante rustique et vivace, il y a peu de chance que les limaces en viennent à bout et il est parfois raisonnable de ne rien faire. A lire limaces et escargots, comment les éloigner A savoir sur l’hosta Formant de très belles feuilles ovales et multicolores, l’hosta offre également de jolies fleurs blanches ou parfois bleu-violet. De croissance rapide, elle a même tendance à se propager, ce qui en fait un couvre-sol très décoratif. Elle aura également une place toute choisie en massif ou en jardinière. Parmi les variétés d’hostas connues, on retrouve Blue Angel, France Williams, Honeybells, Wide Brim, Golden Tiara, Fire and Ice, Francee, Undulata ou encore Golden Sunburst. Conseil malin Attention à ne pas planter l’hosta en plein soleil car elle a besoin de fraîcheur en été. A lire aussi sur les vivaces Hosta à la découverte de superbes variétés Multipliez vos vivaces par division de la touffe.
Par Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh[1] On trouve des interdits alimentaires partout dans le monde, et ces interdits diffèrent d’un groupe social Ă l’autre, mĂŞme si parfois ils se recoupent. Rares sont les gens qui sont omnivores. Nous ne parlerons pas ici des spĂ©cificitĂ©s rĂ©gionales des diffĂ©rents groupes ethniques ou nationaux, mais des interdits qui peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme communs aux trois communautĂ©s religieuses monothĂ©istes en vertu de considĂ©rations religieuses. Nous signalons aux lecteurs et aux lectrices que cet article est provisoire. Il est mis sur internet avec l'espoir de profiter de leurs observations constructives et bienveillantes afin d'amĂ©liorer son contenu et sa forme. On peut me contacter par email Chapitre I Interdits alimentaires chez les juifs Les interdits alimentaires chez les juifs trouvent leurs sources dans la Bible, complĂ©tĂ©e par la Mishnah et le Talmud[2]. Les aliments permis sont appelĂ©s de nos jours aliments cacher, c'est-Ă -dire adĂ©quats, propres Ă la consommation. Le terme cacher est utilisĂ© pour d'autres choses que les aliments. Ainsi on dit un tĂ©moin cacher lorsqu'il remplit les conditions lĂ©gales, et un rouleau de la Torah cacher lorsqu'il est sans faute[3]. La Bible parle d'animal pur tahor et d'animal impur tame, termes que nous utilisons dans ce texte. Les normes juives relatives aux interdits alimentaires peuvent ĂŞtre rĂ©sumĂ©es comme suit Les mammifères terrestres Ne sont considĂ©rĂ©s comme purs que les animaux ruminants ayant des sabots fourchus Dt 146. La Bible en nomme dix expressĂ©ment le bĹ“uf, le mouton, la chèvre, le cerf, la gazelle, le daim, le bouquetin, l'antilope, l'oryx et le mouflon. Dt 144-5. Tous les autres mammifères Ă qui il manque une de ces caractĂ©ristiques ou les deux sont impurs, donc interdits. C’est le cas du chameau, du lapin et du daman qui ruminent mais n'ont pas de sabots fourchus, et du porc qui a le sabot fourchu mais ne rumine pas Dt 147-8. La Bible nomme dans cette dernière catĂ©gorie 42 animaux impurs. Les oiseaux Les oiseaux sont purs Ă l'exception de 24 espèces considĂ©rĂ©es impures dont la liste est compilĂ©e Ă partir du Lv 1113-19 qui en nomme 20 et Dt 1412-18 qui en nomme 21, entre autres l'aigle, l'autruche, le pĂ©lican, la cigogne, le hibou, etc. Dans la pratique sont considĂ©rĂ©s comme purs les oiseaux domestiques poule, caille, canard, oie, etc. et comme impurs les oiseaux sauvages et en particulier les oiseaux de proie. Il n'est pas aisĂ© aujourd'hui d'identifier tous ces oiseaux interdits. Aussi, certains canards et pigeons sont consommĂ©s après identification de l'espèce par un connaisseur[4]. Le faisan est considĂ©rĂ© comme pur par la communautĂ© juive allemande, et impur par les autres. Les oeufs des oiseaux impurs sont impurs. Le Talmud donne comme indice pour les oeufs impurs le fait qu'ils soient ronds. Les animaux aquatiques Ne sont purs que les animaux aquatiques qui ont des nageoires et des Ă©cailles Lv 119-12. Tous les poissons Ă qui il manque soit nageoires, soit Ă©cailles ou les deux ainsi que tous les crustacĂ©s, les coquillages, les fruits de mer sont impurs. L’espadon a posĂ© problème. Les SĂ©pharades le permettent, alors que les AshkĂ©nazes d'Angleterre l'interdisent Toutes les autres espèces Toutes les autres espèces comme les rongeurs, les reptiles, les batraciens, les insectes et les invertĂ©brĂ©s sont impures. La Bible cependant excepte quatre sortes de sauterelles comestibles Lv 1122. Mais il est difficile de les identifier aujourd'hui[5]. Et bien que l'abeille soit un animal interdit, son miel peut ĂŞtre mangĂ©. Les produits de la terre Les produits de la terre sont purs, Ă l'exception des fruits dits orlah d’un arbre pendant les trois premières annĂ©es Lv 1923 et une portion dite halah de pain ou de gâteau prĂ©parĂ© avec une de cinq cĂ©rĂ©ales blĂ©, orge, Ă©peautre, avoine et seigle, portion remise alors aux prĂŞtres. La maĂ®tresse de maison prĂ©lève un petit morceau de pain et de gâteau et le brĂ»le[6]. Les boissons Les jus de fruits et de lĂ©gumes, tout comme les fruits et les lĂ©gumes, sont propres Ă la consommation. Le lait des animaux purs, comme le lait de vache, est autorisĂ© alors que le lait des animaux impurs, comme le lait d’ânesse, est interdit. Le vin et les alcools Ă base de vin comme le cognac est un produit pur et peut ĂŞtre consommĂ©. Mais la Torah interdit l'usage et la consommation des boissons Ă base de raisin ou d'alcool de raisin, et tout produit du pressoir qui n'auraient pas Ă©tĂ© fabriquĂ©s sous le contrĂ´le d'un rabbin compĂ©tent, ou qui auraient Ă©tĂ© manipulĂ©s par un non-juif. Ceci s'Ă©tend jusqu'au vinaigre, l'huile de pĂ©pins de raisins ou le sucre de raisins[7]. On doit cependant signaler que le LĂ©vitique interdit aux prĂŞtres de consommer le vin ou autre boisson fermentĂ©e quand ils viennent Ă la Tente du Rendez-vous, quand ils sĂ©parent le sacrĂ© et le profane, l'impur et le pur, et quand ils font connaĂ®tre aux IsraĂ©lites n'importe lequel des dĂ©crets que YahvĂ© a Ă©dictĂ©s par l'intermĂ©diaire de MoĂŻse Lv 109. Dans ÉzĂ©chiel il est demandĂ© au prĂŞtre de ne pas boire du vin "le jour oĂą il entrera dans le parvis intĂ©rieur" Ez 448. Il est aussi question de vĹ“ux temporaires ou perpĂ©tuels de ne pas boire du vin voir Nb 63-4; Jg 137 et 14 et Lc 115. Si un non-juif touche certains produits purs, ces produits deviennent impurs et donc inconsommables. Moshe Menuhin, père du fameux violoniste Yehudi Menuhin, rapporte que la maison de son grand-père dans la colonie juive de Bokhara en Palestine Ă©tait ouverte aux Gentils lors d'une Pâque juive. On leur a dressĂ© une table sĂ©parĂ©e. Menuhin ajoute Dès que les invitĂ©s Ă©trangers furent partis, il grand-père alla jusqu'Ă la table des invitĂ©s et, avec un sourire, prit toutes les bouteilles de vin qui avaient Ă©tĂ© ouvertes il y en avait un bon nombre, les emporta dehors et les vida dans le caniveau. Quelques-unes des bouteilles Ă©taient presque pleines et je ne comprenais pas un tel gaspillage. Je demandai "Quel mal les goyim ont-ils fait au vin?" Grand-père sourit et expliqua que, selon le code des lois juives, tout vin ouvert par un goy devenait yayin nesech, du vin paĂŻen et par consĂ©quent imbuvable[8]. Yediot Ahranot, journal israĂ©lien en hĂ©breu, rapporte qu'en avril 2000 le Grand rabbinat en IsraĂ«l a ordonnĂ© aux fermiers juifs, sous menace de ne pas leur livrer le certificat de puretĂ©, de jeter environ millions de litres de lait dont le prix est estimĂ© Ă $ millions. La raison on avait dĂ©couvert que des non-juifs Gentils avaient Ă©tĂ© impliquĂ©s dans la production du lait. Ce lait a Ă©tĂ© alors jetĂ© dans les caniveaux. Le site Internet Sound Vision, site musulman, qui rapporte cette information, la commente en disant qu’on aurait souhaitĂ© que ce lait ait Ă©tĂ© donnĂ© Ă ceux qui sont supposĂ©s l’avoir souillĂ©. Jusqu’à maintenant on savait seulement que selon la loi Hindoue de Manu Smirti la nourriture devenait souillĂ©e par le toucher d’une personne appartenant Ă la caste des intouchables[9]. Les aliments sacrificiels aux idoles Pour que les animaux purs et le vin restent purs, il ne faut pas qu'ils soient dĂ©diĂ©s aux libations d'un culte idolâtre. La consommation d'un tel aliment sacrificiel est assimilĂ©e Ă une participation Ă ce culte Ex 2219[10]. De ce fait, la fabrication du vin doit ĂŞtre contrĂ´lĂ©e par un juif depuis le dĂ©but jusqu'Ă la fin. Le sang La consommation du sang est interdite "car le sang c'est l'âme et tu ne dois pas manger l'âme avec la chair" Dt 1223; voir aussi Gn 94; Lv 1712-14. De ce fait, l'animal doit ĂŞtre Ă©gorgĂ© pour le vider de son sang, et ensuite sa viande est salĂ©e deux fois et rincĂ©e avec de l'eau trois fois pour supprimer toute trace de sang. On peut aussi recourir au grillage de la viande directement sur la flamme, et le jus ne peut alors ĂŞtre rĂ©cupĂ©rĂ©. Le foie ne peut ĂŞtre vidĂ© de son sang que par cette mĂ©thode, comme certains autres abats. Comme consĂ©quence de cette norme, il est interdit de consommer un membre d’un animal vivant Gn 94. La bĂŞte morte et l'abattage Est liĂ©e Ă la norme prĂ©cĂ©dente l'interdiction de manger les mammifères et les oiseaux morts de mort naturelle ou abattus de façon non rituelle Dt 1421; Ex 2230. Celui qui viole cette interdiction doit se purifier Lv 1715 et 228; Ez 414. L’abattage rituel consiste au moyen d’un couteau parfaitement aiguisĂ© Ă trancher, le plus rapidement possible et en causant le minimum de souffrances Ă l’animal, la trachĂ©e-artère, l’œsophage, la veine jugulaire et la carotide. Le boucher doit ĂŞtre juif. La Bible prĂ©voit de donner la viande d'une bĂŞte morte aux chiens Ex 2230 ou de la donner ou la vendre aux non-juifs Dt 1421. On y reviendra. Seuls les poissons et les sauterelles n'ont pas besoin d'ĂŞtre abattus rituellement. Le boucher doit enlever le suif graisse de l'animal, jadis interdit Ă la consommation car il faisait partie des sacrifices au Temple de JĂ©rusalem Lv 419. Il en est de mĂŞme du nerf sciatique Gn 3233. Et comme il est difficile d'enlever ce nerf on a dĂ©cidĂ© de renoncer Ă la consommation du quartier arrière de tous les mammifères. Le nerf sciatique des oiseaux n'est pas enlevĂ©.. L'animal abattu doit ĂŞtre parfait, ni malade, ni blessĂ© Ex 2230; Lv 1715, ni castrĂ©. L'abattage est suivi d'un examen anatomique de la bĂŞte, et toute lĂ©sion est discutĂ©e pour savoir si elle rend ou non l'animal impropre Ă la consommation. Selon les normes juives, ne peuvent ĂŞtre abattus que des animaux ayant certains critères de santĂ©, et Ă ce titre l'anesthĂ©sie prĂ©alable par Ă©lectrocution, ou l'Ă©tourdissement Ă la masse ou au pistolet sont incompatibles avec l'abattage rituel[11]. Nous verrons lorsque nous parlerons des musulmans que de telles normes sont discutables. La chasse N'ayant pas trouvĂ© d'information dans les livres sur la chasse, j'ai posĂ© la question suivante sur Internet Est-ce qu'un Juif peut s'adonner Ă la chasse des oiseaux ou des autres animaux terrestres avec quels moyens? et les manger lorsqu'il s'agit d'oiseaux et d'animaux permis? Un rabbin m'a rĂ©pondu Un juif ne peut s'adonner Ă la chasse pour deux raisons essentielles - L'animal consommĂ© doit ĂŞtre tuĂ© rituellement, c'est-Ă -dire la gorge tranchĂ©e par une lame sans dĂ©faut. - Il est interdit de causer une souffrance quelque soit Ă un animal[12]. Un autre rabbin m'a donnĂ© une rĂ©ponse aussi catĂ©gorique Pour consommer un animal, nous devons obligatoirement le tuer rituellement. Le chasser pour le manger n'est donc pas autorisĂ©[13]. Un troisième rabbin m'a donnĂ© des informations plus nuancĂ©es dont je cite l'extrait suivant Un auteur du 17ème siècle, le "Noda Biyehouda" rĂ©sume la rĂ©ponse en trois points Chasser pour le plaisir et non pour se nourrir contrevient Ă trois règles - L'interdiction de faire souffrir les animaux, dĂ©coulant de l'obligation de dĂ©charger un animal ployant sous sa charge Exode 23, 5. - L'interdiction de dĂ©truire quoi que ce soit si ce n'est dans un but constructif, dĂ©coulant de DeutĂ©ronome 20, 19. - La chasse est une des particularitĂ©s d'ÉsaĂĽ et de Nemrod, grands chasseurs de la Bible. Il ne sied pas aux descendants d'Abraham, Isaac et Jacob de suivre le mode de vie de ces deux cĂ©lĂ©britĂ©s qui ayant commencĂ© par chasser le gibier en sont venus Ă chasser les femmes puis Ă tuer les hommes sans aucune pitiĂ©. C'est pourquoi les Juifs n'ont jamais Ă©tĂ© connus pour ĂŞtre des chasseurs. Dans le mĂŞme ordre d'idĂ©es, la pĂŞche n'est permise que pour s'en nourrir et non "pour le plaisir". Il est attendu d'un juif respectant la Torah d'autres plaisirs que la chasse et la pĂŞche l'Ă©tude, la pratique des Commandements, et notamment la bontĂ© envers les individus et la totalitĂ© des crĂ©atures de Dieu. Et comment chasser pour manger? Il est clair que chasser au fusil ou Ă l'arc, voire les pièges agressifs peuvent rendre l'animal interdit soit en le tuant, et le rendant interdit, soit en portant des lĂ©sions graves qui le rendent impropres Ă l'abattage rituel nĂ©cessaire. Il reste les filets pour attraper les animaux permis Ă la consommation[14]. Le mĂ©lange de viande et de lait Il est interdit de mĂ©langer la viande et ses dĂ©rivĂ©s et le lait et ses dĂ©rivĂ©s comme le fromage et le beurre en raison du verset rĂ©pĂ©tĂ© trois fois Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » Ex 2319 et 3426, et Dt 1421. Il est interdit de cuire, de consommer ou profiter d’une nourriture qui comporte un tel mĂ©lange. Pour cela le juif qui veut observer les normes alimentaires doit avoir deux vaisselles une vaisselle pour les plats carnĂ©s et une autre pour les plats lactĂ©s. Cette vaisselle, prĂ©fĂ©rablement de diffĂ©rente couleur, est lavĂ©e et gardĂ©e sĂ©parĂ©ment. La volaille est assimilĂ©e Ă la viande, mais les poissons peuvent ĂŞtre cuits dans le lait et mangĂ©s dans les deux vaisselles. Une troisième vaisselle dite parve neutre sert Ă des aliments qui ne sont ni carnĂ©s ni lactĂ©s[15]. Après avoir consommĂ© des laitages on attend une demi-heure Ă une heure pour consommer des viandes, parfois six heures après la consommation de certains fromages Ă pâte dure, ou cuite. Après la viande on attend six heures pour consommer du lait, le temps de digestion Ă©tant estimĂ© plus long. On peut cependant rĂ©duire ces dĂ©lais pour des malades ou des nourrissons en cas de besoin[16]. Le lait et la viande et leurs dĂ©rivĂ©s entrent, sĂ©parĂ©ment ou conjointement dans diffĂ©rents produits. Si les normes juives concernant ces deux produits ne sont pas respectĂ©es, l'aliment devient interdit. C'est le cas par exemple du pain dans lequel on ajoute de la graisse animale ou lactique, et qui plus est, les levures de panification sont fabriquĂ©es Ă partir d'un alcool vinique qui les rend interdit. C'est le cas aussi des produits pour enfants[17]. Les aliments du sabbat et de Pâque Un aliment consommĂ© lors du sabbat doit ĂŞtre cuit dans le respect des normes du sabbat. Ce jour-lĂ , il est interdit de faire 39 sortes de travail, dont allumer du feu Ex 353. Pour ne pas violer cette norme, on allume le feu une heure avant le dĂ©but du sabbat et on le laisse allumĂ© tout le sabbat jusqu’au lendemain. On peut consommer la nourriture mise sur le feu avant le sabbat[18]. De mĂŞme, il est interdit de consommer du levain pendant les huit jours de Pâque Ex 1215, 19 et 20. Il existe aussi une vaisselle particulière pour Pâque afin qu'il n'y ait aucune trace de levain[19]. Les aliments des non-juifs Plusieurs normes juives excluent le non-juif de la prĂ©paration des aliments purs. Nous tirons les citations suivantes d'un texte d'un rabbin publiĂ© sur Internet - "La Torah a interdit l'usage et la consommation de ... tous produits du pressoir qui n'auraient pas Ă©tĂ© fabriquĂ©s sous le contrĂ´le d'un rabbin compĂ©tent, ou qui auraient Ă©tĂ© manipulĂ©s par un non juif ". - "Il est d'usage que l'allumage du four ou des plaques soit fait par un juif, juif conscient de l'importance de la Mitzvah commandement religieux en guise de participation Ă la prĂ©paration des mets". - "On ne consomme que des laitages traits ou prĂ©parĂ©s en prĂ©sence d'un juif. Cet usage remonte Ă l'Ă©poque oĂą se vendait du lait d'ânesse, de truie ou de chamelle. Il est restĂ© de règle dans de nombreuses communautĂ©s. Les fromages doivent Ă©galement ĂŞtre Ă©laborĂ©s sous surveillant rabbinique pour exclure l'usage de prĂ©sure d'origine interdite". - "Les ustensiles de cuisine et les services de table doivent ĂŞtre immergĂ©s dans un MikvĂ© bain rituel lorsqu'ils ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s ou vendus par des non juifs. Et ce mĂŞme s'ils n'ont jamais Ă©tĂ© utilisĂ©s" - "Nos sages ont recommandĂ© de ne pas donner un nourrisson Ă une nourrice non juive"[20]. - Est interdite "la consommation ou toute autre utilisation au bĂ©nĂ©fice du vin des non juifs, mĂŞme lorsque celui-ci est produit ou utilisĂ© Ă d'autres fins qu'un rite religieux paĂŻen. Pourquoi? Les raisons sont simples, l'une d'elles est que tout en gardant des relations de respect mutuel dans nos relations de travail ou de vie sociale dans l'État avec nos voisins non-juifs, nous devons nous prĂ©server d'amitiĂ© trop proche qui risquerait, Dieu nous en prĂ©serve, de nous conduire Ă des mariages mixtes ou Ă une assimilation avec des adeptes d'une autre foi. Cette interdiction s'Ă©tend Ă©galement sur le vin produit ou manipulĂ© par des non juifs ou par des juifs qui ont reniĂ© ou se sont Ă©cartĂ©s de la Torah et des Mitsvot commandements religieux". Le vin pur "doit ĂŞtre produit, depuis les toutes premières Ă©tapes de la mise du raisin en cuve jusqu'Ă sa mise en bouteille, par un juif observant, et n'ĂŞtre, Ă aucun moment, manipulĂ© par un non-juif"[21]. La nĂ©cessitĂ© fait loi En cas de nĂ©cessitĂ©, notamment en cas de maladie mortelle, et dont le seul traitement serait l'absorption de nourritures ou de mĂ©dicaments Ă base d'ingrĂ©dients impurs, les lois alimentaires s'effacent totalement. Devant une maladie moins grave, et lorsqu'on a le choix thĂ©rapeutique, on s'efforcera de choisir des mĂ©dicaments aux composants permis. Les voies autres qu'orales, injections, suppositoires, pommades, spray ne posent par contre aucun problème[22]. Les raisons des interdits alimentaires La seule justification avancĂ©e par la Bible concernant les animaux est "de sĂ©parer le pur de l'impur" Lv 1147. Une preuve parmi tant d'autres que la Bible, livre sacrĂ© chez les juifs, les chrĂ©tiens et les musulmans, vĂ©hicule une conception raciste[23]. Ce concept de la puretĂ© est clair dans les deux versets suivants Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez pas la viande d’une bĂŞte dĂ©chiquetĂ©e par un fauve dans la campagne, vous la jetterez aux chiens Ex 2230. Vous ne pourrez manger aucune bĂŞte crevĂ©e. Tu la donneras Ă l'Ă©tranger qui rĂ©side chez toi pour qu'il la mange, ou bien vends-la Ă un Ă©tranger du dehors. Tu es en effet un peuple consacrĂ© Ă YahvĂ© ton Dieu Dt 1421. Sur Internet, un rabbin Ă©crit Ă propos des interdits alimentaires "L'Ă©viction des animaux impurs doit donner Ă l'homme une puretĂ© de l'esprit, sensible dans ses pensĂ©es, ses paroles et ses actions". Ce document ajoute "La dĂ©finition des animaux impurs Ă©mane de la seule volontĂ© du CrĂ©ateur. Elle ne se prĂ©occupe ni avec des critères sanitaires, ni des qualitĂ©s nutritionnelles"[24]. Cela n'a pas empĂŞchĂ© certains d'avancer au cours des siècles, des explications, notamment pseudo-mĂ©dicales, aussi nombreuses que peu vraisemblables, Ă but apologĂ©tique Dieu sait ce qui est bon pour nous et la meilleure preuve de cette bontĂ© est que les aliments interdits sont mauvais pour la santĂ©. Ainsi MaĂŻmonide Ă©crit que "tous les aliments que la Loi nous a dĂ©fendus forment une nourriture malsaine". Il explique que le porc est interdit parce qu'il "est malpropre et qu'il se nourrit de choses malpropres... Si l'on se nourrissait de la chair des porcs, les rues et mĂŞme les maisons seraient plus malpropres que les latrines, comme on le voit maintenant dans le pays des Francs". Quant aux graisses des entrailles, elles "sont trop nourrissantes, nuisent Ă la digestion et produisent du sang froid très Ă©pais; c'est pourquoi il convient plutĂ´t de les brĂ»ler". En ce qui concerne la distinction faite entre les animaux ruminants Ă sabots fourchus et les autres animaux, et entre les poissons ayant des nageoires et des Ă©cailles et les autres poissons, il estime que ces diffĂ©rences sont des signes "qui servent Ă faire reconnaĂ®tre la bonne espèce et la distinguer de la mauvaise"[25]. Certains pensent que les nombreuses règles visaient Ă encourager le vĂ©gĂ©tarisme. On fait remarquer que deux rĂ©bellions contre MoĂŻse sont liĂ©es directement au dĂ©sir de consommer de la viande Ex 163 ; Nb 1120. Dieu n’a permis la consommation de la viande qu’en raison de la faiblesse humaine. On estime aussi que le vĂ©gĂ©tarisme empĂŞche les ĂŞtres humains de s’attaquer les uns les autres comme les animaux[26]. Philon d'Alexandrie estime que l'interdiction de manger des animaux fĂ©roces vise Ă ce que les hommes ne se comportent pas comme eux[27]. On a aussi cherchĂ© des raisons historiques. Ainsi l'interdiction du porc aurait Ă©tĂ© Ă©dictĂ©e par le fait qu'il s'agissait d'un animal sacrificiel voir Is 653-5, 663 et 17, qu'il Ă©tait un animal sacrĂ©, l’incarnation du Dieu Attis en Asie mineure, et identifiĂ© Ă Osiris et Seth chez les Égyptiens, ou qu'il Ă©tait l'emblème de la lĂ©gion romaine en Palestine. Ces hypothèses prouvent que l'interdiction du porc Ă©tait en rĂ©action aux rites paĂŻens ou pour des raisons politiques[28]. Après avoir expliquĂ© la raison hygiĂ©nique de l'interdiction de manger de la viande cuite dans du lait, MaĂŻmonide avance l'argument que cette interdiction pourrait aussi ĂŞtre liĂ©e au fait qu'on en mangeait dans une certaine cĂ©rĂ©monie idolâtre, ou Ă l'une des fĂŞtes des paĂŻens. Il invoque ici le fait que cette interdiction figure Ă cĂ´tĂ© du prĂ©cepte relatif au pèlerinage Ex 2317-19[29]. Les interdits alimentaires entre loi et pratique Il ne semble pas que les interdits alimentaires aient toujours Ă©tĂ© observĂ©s par le passĂ©. Mais les milieux religieux juifs ont toujours insistĂ© sur ces interdits. IsaĂŻe fulmine d'ailleurs contre ceux qui violent ces interdits "Ceux... qui mangent de la chair de porc, des choses abominables et du rat, d'un mĂŞme coup finiront, oracle de YahvĂ©, leurs actions et leurs pensĂ©es" Is 6617. ÉzĂ©chiel dit que "depuis mon enfance jusqu'Ă prĂ©sent, jamais je n'ai mangĂ© de bĂŞte crevĂ©e ou dĂ©chirĂ©e, et aucune viande avariĂ©e ne m'est entrĂ©e dans la bouche" Ez 414. Le premier livre des MaccabĂ©es dit que du temps du roi grec de Syrie Antiochus Épiphane il y avait un mouvement juif qui voulait s'intĂ©grer aux autres nations et abandonner les lois religieuses. Ce qui provoqua la colère des milieux juifs. Un des aspects de cette assimilation est l'abandon de la circoncision et des interdits alimentaires. Mais "plusieurs en IsraĂ«l se montrèrent fermes et furent assez forts pour ne pas manger des mets impurs. Ils acceptèrent de mourir plutĂ´t que de se contaminer par la nourriture" I M 62. Voir aussi II M chap. 6 et 7. On lit dans le livre de Tobie "Lors de la dĂ©portation en Assyrie, quand je fus emmenĂ©, je vins Ă Ninive. Tous mes frères, et ceux de ma race, mangeaient les mets des paĂŻens; pour moi, je me gardais de manger les mets des paĂŻens" Tb 110-11. Dans les temps modernes, les juifs rĂ©formĂ©s n'insistent pas sur les interdits alimentaires. Lors du congrès de Pittsburgh nov. 1885 les juifs rĂ©formĂ©s ont dĂ©clarĂ© Les lois alimentaires viennent d’époques et d’idĂ©es totalement Ă©trangères Ă notre Ă©tat mental et spirituel… Les observer de nos jours contribuera Ă diminuer plutĂ´t qu’à encourager une Ă©lĂ©vation spirituelle moderne»[30]. Mais les juifs orthodoxes et conservateurs continuent toujours Ă prĂŞcher et Ă appliquer ces normes. Chaque fois qu'elles le peuvent, leurs autoritĂ©s religieuses n'hĂ©sitant pas Ă recourir Ă des moyens coercitifs usant de leur privilège de dĂ©livrer des certificats de puretĂ©. Ce que nous avons vu Ă propos des millions de litres de lait, que les fermiers israĂ©liens ont dĂ» jeter parce que manipulĂ©s par des non-juifs, se produit dans tous les domaines de l'alimentation, de la restauration et de l'hĂ´tellerie. Dans certains pays, ces autoritĂ©s ont le monopole, reconnu par l'État, de la certification de puretĂ©, sur laquelle elles perçoivent une taxe. Chapitre II Interdits alimentaires chez les chrĂ©tiens L'abolition presque totale des interdits Les interdits religieux juifs ont Ă©tĂ© pour la plus part abolis par les chrĂ©tiens. On trouve une Ă©bauche de cette abolition chez JĂ©sus qui dĂ©clara Il n'est rien d'extĂ©rieur Ă l'homme qui, pĂ©nĂ©trant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l'homme, voilĂ ce qui souille l'homme", Ă savoir "les desseins pervers". Et Marc de commenter "ainsi il dĂ©clarait purs tous les aliments" Mc 715, 19-22. La communautĂ© chrĂ©tienne s'est heurtĂ©e dès ses dĂ©buts aux interdits alimentaires juifs. Ainsi, des chrĂ©tiens d'origine juive ont reprochĂ© Ă Pierre d'avoir acceptĂ© l'inÂvitation de Corneille, un centurion romain "Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entrĂ© chez des incirconcis et as-tu mangĂ© avec eux?" Ac 113. Pierre connaissait une telle interdiction, et l'a rappelĂ©e Ă son hĂ´te "Vous le savez, il est absolument interdit Ă un juif de frayer avec un Ă©tranger ou d'entrer chez lui. Mais Dieu vient de me montrer, Ă moi, qu'il ne faut appeler aucun homme souillĂ© ou impur" Ac 1028. Paul nous apprend que Pierre, "avant l'arrivĂ©e de certaines gens de l'entourage de Jacques, ... prenait ses repas avec les paĂŻens; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dĂ©rober et se tenir Ă l'Ă©cart, par peur des circoncis" Ga 212. Si les chrĂ©tiens d’origine juive ont continuĂ© Ă observer les interdits alimentaires bibliques, la conversion des paĂŻens au christianisme a amenĂ© les apĂ´tres Ă limiter ces interdits. Ainsi le livre des Actes des apĂ´tres nous rapporte une vision de Pierre Il voit le ciel ouvert et un objet, semblable Ă une grande nappe nouĂ©e aux quatre coins, en descendre vers la terre. Et dedans il y avait tous les quaÂdrupèdes et les reptiles, et tous les oiseaux du ciel. Une voix lui dit alors "Allons, Pierre, immole et mange". Mais Pierre rĂ©pondit "Oh non! Seigneur, car je n'ai jamais rien mangĂ© de souillĂ© ni d'impur!" De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle "Ce que Dieu a purifiĂ©, toi, ne le dis pas souillĂ©". Cela se rĂ©pĂ©ta par trois fois, et aussitĂ´t l'objet fut remportĂ© au ciel Ac 1011-16. Lors du premier concile tenu Ă JĂ©rusalem par les ApĂ´tres, il fut dĂ©cidĂ© de limiter ces interdits au minimum. Ils adressèrent aux convertis non-juifs ce qui suit L'Esprit Saint et nous-mĂŞmes avons dĂ©cidĂ© de ne pas vous imposer d'autres charges que celles-ci, qui sont indispensables vous abstenir des viandes immolĂ©es aux idoles, du sang, des chairs Ă©touffĂ©es et des unions illĂ©gitimes. Vous ferez bien de vous en garder Ac 1528-29. On remarquera ici que ce concile a aboli aussi l'obligation de la circoncision. Pour les juifs, les non circoncis Ă©taient considĂ©rĂ©s comme impurs et par consĂ©quent ils ne devaient pas les frĂ©quenter. DĂ©sormais, on peut ĂŞtre chrĂ©tien et aspirer au salut sans devoir ĂŞtre circoncis ou observer les interdits alimentaires juifs. La question de ces interdits revient dans les Ă©pĂ®tres de St. Paul. Celui-ci Ă©tablit une règle large en matière de nourriture dans sa première Ă©pĂ®tre aux Corinthiens, tout en Ă©vitant de faire scandale. Il Ă©crit Tout ce qui se vend au marchĂ©, mangez-le sans poser de question par motif de conscience; car la terre est au Seigneur, et tout ce qui la remplit Ps 241. Si quelque infidèle vous invite et que vous acceptiez d'y aller, mangez tout ce qu'on vous sert, sans poser de question par motif de conscience. Mais si quelqu'un vous dit "Ceci a Ă©tĂ© immolĂ© en sacrifice", n'en mangez pas, Ă cause de celui qui vous a prĂ©venus, et par motif de conscience. Par conscience j'entends non la vĂ´tre, mais celle d'autrui; car pourquoi ma libertĂ© relèverait-elle du jugement d'une conscience Ă©trangère? Si je prends quelque chose en rendant grâce, pourquoi serais-je blâmĂ© pour ce dont je rends grâce I Co 102530. La Bible de JĂ©rusalem commente l'avant-dernière phrase comme suit "Il faut agir ainsi pour respecter la conscience erronĂ©e de l'autre, non pour se soumettre Ă son jugement faux"[31]. Dans cette mĂŞme Ă©pĂ®tre, Paul permet mĂŞme de manger de la viande immolĂ©e aux idoles parce que "nous savons qu'une idole n'est rien dans le monde et qu'il n'est de Dieu que le Dieu unique". Mais il demande de s'en abstenir devant une personne faible qui croit qu'il est interdit de manger de la viande immolĂ©e aux idoles afin de ne pas le scandaliser et de ne pas le pousser Ă enfreindre sa propre conscience. Pour Paul, la science en soi ne suffit pas "la science enfle", alors que "la charitĂ© Ă©difie". "C'est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande Ă tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère" I Co chap. 8 Dans son Ă©pĂ®tre aux Romains, il Ă©crit Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des lĂ©gumes que celui qui mange ne mĂ©prise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange; Dieu l'a bien accueilli. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui?... Je le sais, j'en suis certain dans le Seigneur JĂ©sus, rien n'est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur; en ce cas il l'est pour lui... Le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint Rm 142-4, 14 et 17. L'interdiction de consommer du sang, aujourd'hui tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude, Ă©tait respectĂ©e par les chrĂ©tiens. Tertullien d. 222? en parle dans ses Ă©crits[32]. Aussi tard qu'en 692, le Concile in Trullo Constantinople interdit la consommation de toute nourriture contenant du sang, sous peine d'excommunication pour les peuples et de destitution pour les prĂŞtres[33]. L'interdiction du cheval On trouve des interdits alimentaires religieux chez les chrĂ©tiens Ă travers les siècles. Ainsi Ă l'Ă©poque mĂ©rovingienne 8ème siècle le pape GrĂ©goire III et son successeur Zacharie 1er jettent l'anathème sur la viande de cheval. Cette position visait en fait Ă Ă©carter les Germains paĂŻens des banquets chevalins impies immolĂ©s au culte d'Odin. Toutes les fois qu'un scandinave, mĂŞme converti, mange de l'Ă©quidĂ©, il fait allĂ©geance Ă son ancienne croyance et donc renie la foi chrĂ©tienne. Le sacrifice paĂŻen est la vraie raison de l'interdit alimentaire. Pour dĂ©truire la mĂ©moire, le clergĂ© fait regarder cette viande comme impure et ceux qui en usent comme immondes. Plus tard, l'Ă©vangĂ©lisation ancrĂ©e, l'effet survit Ă la cause tombĂ©e progressivement dans l'oubli. La viande n'est plus impure, abominable au point de vue religieux, cependant elle reste dans l'esprit des gens, un aliment malsain ou tout au moins hors du commun. Elle ne fut rĂ©introduite qu'Ă la retraite de Russie oĂą il fallait l'avaler. Et aujourd'hui les boucheries chevalines ferment les unes après les autres Ă la suite des campagnes de protection des animaux[34]. L'abstinence Les chrĂ©tiens sont censĂ©s observer une abstinence de la viande les jours de vendredi et du carĂŞme, norme de moins en moins respectĂ©e, alors que jadis la violation de cette norme Ă©tait sĂ©vèrement punie. Et aujourd'hui on constate un glissement de l'interdit religieux aux normes diĂ©tĂ©tiques on s'abstient de certains aliments pour garder sa ligne au lieu de sauver son âme[35]. Les groupes chrĂ©tiens observant des interdits alimentaires Certains groupes religieux chrĂ©tiens continuent Ă observer des interdits alimentaires bibliques. C'est notamment le cas des Adventistes qui recommandent une nourriture ovo-lacto-vĂ©gĂ©tarienne et le respect des interdits bibliques sur les animaux. Ils estiment en effet que "la distinction entre les animaux purs et impurs date de l'Ă©poque de NoĂ©, longtemps avant l'existence d'IsraĂ«l. En tant que principes de santĂ©, ces lois diĂ©tĂ©tiques sont toujours valables". De plus, ils recommandent de s'abstenir de fumer fumer c'est se suicider lentement, et donc contre le commandement "Tu ne tueras point" Ex 2013 et de consommer des aliments contenant de la thĂ©ine, de la cafĂ©ine et de l'alcool. Pour la sainte scène ils utilisent le jus de raisin au lieu du vin. Bien qu'ils s'abstiennent de manger du sang boudin, etc., ils ne s'opposent pas Ă la transfusion sanguine comme le font les TĂ©moins de JĂ©hovah[36]. Les Mormons n'observent pas les interdits bibliques sur les animaux mais recommandent de ne pas consommer du sang boudin, etc.. Par contre, ils s'abstiennent de fumer et de consommer des aliments contenant de la thĂ©ine, de la cafĂ©ine et de l'alcool[37]. Les TĂ©moins de JĂ©hovah n'observent pas les interdits bibliques sur les animaux et boivent du vin, mais ils interdisent la consommation du sang et la transfusion sanguine, tout comme ils interdisent de fumer invoquant St. Paul "Bien-aimĂ©s, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit" I Co 71. Bien que tous ces trois groupes soient opposĂ©s Ă la consommation du sang Ă des degrĂ©s divers, ils n'exigent pas l'abattage rituel tel que pratiquĂ© par les juifs. De mĂŞme, ils ignorent la norme biblique qui interdit de mĂŞler la viande au lait. Il y a aussi des ordres religieux comme les Chartreux qui font de la privation constante de toute viande un point fondamental de leur règle. On lit dans le chapitre 7 des Statuts de l'Ordre des Chartreux Selon une observance introduite par nos premiers pères et toujours gardĂ©e avec un soin particulier, nous avons renoncĂ© Ă l'usage de la viande. C'est en effet un trait caractĂ©ristique de l'Ordre et un signe de l'austĂ©ritĂ© Ă©rĂ©mitique en laquelle, Dieu aidant, nous voulons demeurer[38]. On peut donc conclure que les chrĂ©tiens, si l'on excepte des groupes mineurs, ne connaissent pas d'interdits alimentaires religieux. Et si aujourd'hui les chrĂ©tiens occidentaux ne mangent pas de rats ou de chiens, ceci relève plus des coutumes culinaires que d'interdits religieux. Chapitre III Interdits alimentaires chez les musulmans La position des musulmans constitue un retour presque complet aux interdits juifs, interdits Ă©noncĂ©s dans le Coran, les rĂ©cits de Mahomet et les ouvrages des lĂ©gistes. Nous exposons ici ces interdits en nous basant notamment sur les ouvrages arabes modernes sunnites. Ces auteurs ne se rĂ©fèrent pratiquement jamais aux Ă©crits chiites. Pour les complĂ©ter, nous nous sommes rĂ©fĂ©rĂ©s aussi Ă des ouvrages chiites lorsque leurs normes diffèrent de celles des sunnites. Signalons ici que les auteurs musulmans classiques classifient les aliments principalement en diffĂ©rentes catĂ©gories - halal licite aliment qu'on peut consommer. - haram illicite interdit de le consommer. - mubah permis sa consommation est laissĂ©e au choix de la personne. - makruh rĂ©prouvable, rĂ©pugnant bien que non interdit, il est prĂ©fĂ©rable de ne pas en consommer. On trouve sur Internet des listes de produits classifiĂ©s en halal, haram et mashbuh suspect. Ces listes disent qu'il faudrait s'abstenir de consommer les produits suspects. Le principe est la licĂ©itĂ©, sans gaspillage Dieu a mis Ă la disposition des ĂŞtres humains tous les animaux et tous les fruits de la terre pour qu'il puisse s'en servir. Mais il doit Ă©viter le gaspillage. 260 Mangez et buvez de ce que vous a attribuĂ© Allah. 2168 Hommes! Mangez ce qui est licite et bon parmi ce qui est sur la terre! 2172 O vous qui croyez! Mangez ces excellentes nourritures que Nous vous avons attribuĂ©es! 6142 C'est Lui qui a fait croĂ®tre des jardins, en treilles et non en treilles, les palmiers, les cĂ©rĂ©ales donnant une nourriture variĂ©e, les oliviers et les grenadiers semblables ou dissemblables. Mangez de leurs fruits, quand ils produisent! Donnez le droit les frappant, au jour de la rĂ©colte, et ne soyez point gaspilleurs, car Allah n'aime point les gaspilleurs! 7160 Mangez des excellentes nourritures que Nous vous avons attribuĂ©es! 2081 Mangez des nourritures exquises dont Nous vous avons gratifiĂ©s! Toutefois ne faites point d'excès en cela, sinon Ma colère s'abattra sur vous! Il est interdit de tuer un animal licite pour un autre but que de le manger[39]. La chasse pour s'amuser et non pas pour se nourrir est condamnĂ©e par les lĂ©gistes musulmans[40]. L'interdit est dĂ©cidĂ© par Dieu Le Coran insiste sur le fait que l'homme n'a pas le droit de dĂ©clarer un aliment illicite. Seul Dieu peut le faire 587 O vous qui croyez! Ne dĂ©clarez pas illicites les excellentes nourritures qu'Allah a dĂ©clarĂ©es licites pour vous. 16116 Ne dites donc point, Ă propos de ce que vos bouches profèrent mensongèrement "Ceci est licite et ceci est illicite", dans le but de forger le mensonge contre Allah. Ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne seront pas les Bienheureux. Ce que Dieu dĂ©clare comme illicite est immonde, et ce qu'il dĂ©clare comme licite est bon 7157 Il leur ordonne le Convenable et leur interdit le Blâmable, qui dĂ©clare licites pour eux les excellentes nourritures, et illicites les immondes. Dieu est libre dans sa dĂ©cision et il n'est pas comptable de sa dĂ©cision 51 Licite est pour vous la bĂŞte de troupeaux, sauf celles dont Ă©numĂ©ration vous est communiquĂ©e. Ne considĂ©rez point comme licite le gibier tuĂ© alors que vous ĂŞtes sacralisĂ©s! Allah dĂ©cide ce qu'Il veut. 2123 Il ne Lui est pas demandĂ© compte de ce qu'Il fait alors qu'il leur est demandĂ© compte de ce qu'ils font. Les interdits des juifs ne s'appliquent pas aux musulmans Le Coran parle de certains interdits alimentaires en vigueur chez les Arabes avant l'islam, interdits qu'il abroge parce qu'il les considère comme inspirĂ©s par le dĂ©mon 2168-169 Hommes! Mangez ce qui est licite et bon parmi ce qui sur la terre! Ne suivez point les pas du DĂ©mon! C'est pour vous un ennemi dĂ©clarĂ©; il vous ordonne seulement le Mal, la Turpitude et de dire, contre Allah, ce que vous ne savez pas. 6138-139 Les Impies ont dit "Voici des troupeaux et une rĂ©colte qui sont tabous. Ne s'en nourriront", prĂ©tendent-ils, "que ceux que nous voudrons." Ce sont des chameaux qu'il est illicite de monter et des bĂŞtes de troupeaux sur lesquelles n'est point profĂ©rĂ© le nom d'Allah, en forgerie contre Lui. Allah les "rĂ©compensera" de ce qu'ils ont forgĂ©. Les Impies ont dit "Ce qui est dans le ventre de ces bĂŞtes de troupeaux est pur pour nos mâles et illicites pour nos Ă©pouses. Si c'est une bĂŞte morte, ils se la partagent."Allah les "rĂ©compensera" de ce qu'ils dĂ©bitent. voir aussi 5103; 6143-144. Le Coran ne dit rien des interdits alimentaires chez les chrĂ©tiens. Mais l'interdiction de la chair d'une bĂŞte morte, du sang, et de ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah dans les versets 2173, 53, 6145, 16115 citĂ©s plus loin est sans doute inspirĂ©e du livre des Actes des apĂ´tres voir Ac 1528-29 susmentionnĂ©s. Une telle formulation ne se trouve pas dans l'Ancien Testament. Le Coran n'a fait qu'y ajouter l'interdiction du porc, soit dans le but de gagner les juifs Ă sa cause, soit parce que certains chrĂ©tiens d'Arabie d'origine juive observaient une telle interdiction[41]. L'interdiction du porc a certainement facilitĂ© la conversion de juifs Ă l'islam, tout comme l'abolition de l'interdiction de manger du porc et l'abolition de l'obligation de la circoncision ont facilitĂ© la conversion des paĂŻens au christianisme Ă ses dĂ©buts. Ainsi les interdits religieux ont fait l'objet de marchandage subtil. Le Coran, par contre, s'attarde longuement sur les interdits alimentaires chez les juifs. Il estime qu'avant la rĂ©vĂ©lation de la Torah, tout aliment Ă©tait licite. IsraĂ«l Jacob? s'est ensuite interdit certains de ces aliments 393 Tout aliment Ă©tait licite pour les Fils d'IsraĂ«l, sauf ce qu'IsraĂ«l s'est dĂ©clarĂ© illicite Ă soi-mĂŞme avant qu'on fĂ®t descendre la Torah Dieu est aussi intervenu pour interdire aux juifs des aliments pour les punir 4160-161 Nous avons dĂ©clarĂ© illicites, pour ceux qui pratiquent le JudaĂŻsme, des nourritures excellentes dĂ©clarĂ©es licites, Ă l'origine, pour eux, et cela en prix d'avoir Ă©tĂ© iniques, de s'ĂŞtre tant Ă©cartĂ©s du Chemin d'Allah, d'avoir pratiquĂ© l'usure qui leur a Ă©tĂ© interdite, d'avoir mangĂ© le bien des gens au nom du Faux. 6146 A ceux qui pratiquent le JudaĂŻsme, Nous avons dĂ©clarĂ© illicite toute bĂŞte Ă ongles. Des bovins et des ovins, Nous avons pour eux, dĂ©clarĂ© illicites les graisses, sauf celle que porte leur dos et leurs entrailles ou ce qui est mĂŞlĂ© aux os. Cette interdiction est la "rĂ©compense" de leur rĂ©bellion. On remarquera Ă cet Ă©gard que la Bible ne comporte pas une telle norme. Ailleurs le Coran dit que Dieu n'avait interdit aux juifs que ce qu'il a interdit aux musulmans. S'ils ont ajoutĂ© Ă ces interdits d'autres aliments, c'est par leur propre dĂ©cision 16118 A ceux qui pratiquent le JudaĂŻsme, Nous avons interdit ce que Nous t'avons Ă©numĂ©rĂ© tout Ă l'heure. Nous ne les avons point lĂ©sĂ©s ce sont eux qui se sont lĂ©sĂ©s eux-mĂŞmes. Les musulmans ne doivent donc pas suivre les interdictions des juifs, mais celles que Dieu leur indique. MalgrĂ© cela, on peut constater que les juifs et les musulmans ont des interdits alimentaires communs, comme c'est le cas pour le porc, la bĂŞte morte, le sang et les aliments sacrificiels offerts aux idoles. Certains aliments cependant sont interdits pour les juifs, alors qu'ils sont permis pour les musulmans, comme c'est le cas du lapin et du chameau. Le contraire est aussi vrai, comme c'est le cas du vin permis aux juifs et interdit aux musulmans. D'autre part, les musulmans ne connaissent pas l'interdiction de mĂ©langer la viande au lait. Enfin, les juifs n'admettent pas de manger de la viande d'un animal Ă©gorgĂ© par un non-juif, alors que les musulmans, au moins les sunnites, permettent de manger de la viande d'un animal Ă©gorgĂ© par un non-musulman Ă condition qu'il appartienne aux gens du livre. Pourquoi le Coran rejette-t-il certains interdits juifs alors qu'il en conserve d'autres? Probablement pour ne pas se heurter Ă des coutumes culinaires arabes. On peut en effet mal imaginer le Coran interdire la consommation de la viande du chameau. La volontĂ© de se dĂ©marquer des juifs après avoir Ă©chouĂ© dans sa tentative de s'y approcher pourrait aussi avoir jouĂ© un rĂ´le. On signalera Ă cet Ă©gard l'interdiction faite au musulman de ressembler au non-musulman. On cite ici un rĂ©cit de Mahomet qui dit "Celui qui ressemble Ă un groupe en fait partie"[42]. On cite aussi les deux versets coraniques suivants 6153 Tel est, en toute droiture, mon chemin; suivez-le donc! Ne suivez pas les chemins qui vous Ă©loigneraient du chemin de Dieu. 5919 Ne ressemblez pas Ă ceux qui oublient Dieu; Dieu fait qu'ils s'oublient eux-mĂŞmes. Ceux-lĂ sont les pervers. Certains juristes classiques vont jusqu'Ă prĂ©voir la peine de mort contre ceux qui ressemblent aux mĂ©crĂ©ants et refusent de se rĂ©tracter[43]. Le système des interdits alimentaires coraniques pose les juifs comme de mauvais fidèles contrairement aux musulmans qui se rattachent Ă la religion authentique[44]. Comme nous l'avons fait pour les juifs, nous donnons ici les catĂ©gories des aliments interdits et permis chez les musulmans. Les bĂŞtes terrestres Les musulmans ne connaissent pas la distinction juive entre animaux mammifères ruminants Ă sabots fourchus, considĂ©rĂ©s comme purs, et les autres animaux mammifères jugĂ©s impurs. De ce fait, les interdits sont moins structurĂ©s. Nous commençons par les bĂŞtes terrestres. Le porc Il est interdit expressĂ©ment par le Coran dans diffĂ©rents versets qui constituent la base des interdits alimentaires chez les musulmans, versets que nous citons ici intĂ©gralement une fois pour toutes 2173 Allah a seulement dĂ©clarĂ© illicite pour vous la chair d'une bĂŞte morte, le sang, la chair de porc et ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint Ă en manger sans intention d'ĂŞtre rebelle ou transgresseur, nul pĂ©chĂ© ne sera sur lui. 53 Illicites ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s pour vous la chair de la bĂŞte morte, le sang, la chair du porc et de ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah, la chair de la bĂŞte Ă©touffĂ©e, de la bĂŞte tombĂ©e sous des coups, de la bĂŞte morte d'une chute ou d'un coup de corne, la chair de ce que les fauves ont dĂ©vorĂ© - sauf si vous l'avez purifiĂ©e -, la chair de ce qui est Ă©gorgĂ© devant les pierres dressĂ©es. 6145 Dans ce qui m'est rĂ©vĂ©lĂ©, je ne trouve rien d'illicite pour qui se nourrit d'une nourriture, Ă moins que cette nourriture soit une bĂŞte morte, ou un sang rĂ©pandu, ou de la viande de porc, car c'est une souillure, ou ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Ă Allah. Mais quiconque est contraint Ă en manger sans intention d'ĂŞtre rebelle ou transgresseur, ton Seigneur est seul absoluteur envers lui et misĂ©ricordieux. 16115 Allah a seulement dĂ©clarĂ© illicite pour vous la chair d'une bĂŞte morte, le sang, la chair du porc et ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint Ă en manger sans intention d'ĂŞtre rebelle ou transgresseur, Allah sera absoluteur envers lui et misĂ©ricordieux. Les lĂ©gistes estiment gĂ©nĂ©ralement que tout ce qui fait partie du porc est interdit sa viande, sa graisse, ses os, sa peau, et ses poils. Pour eux, le porc est en soi une souillure selon le verset 6145. Mais Ibn-Hazm dit que le Coran n'interdit que la viande du porc; le reste doit donc ĂŞtre permis[45]. Les malikites considèrent les poils du porc comme purs, Ă condition de ne pas ĂŞtre arrachĂ©s, mais il faut les laver. Les hanbalites permettent d'en faire un tamis Ă condition qu'elle soit utilisĂ©e pour tamiser des produits secs[46]. Les bĂŞtes de troupeau Si nous partons des quatre versets coraniques susmentionnĂ©s, on peut dire que le Coran n'interdit que quatre aliments le porc, le sang, la bĂŞte morte et les aliments offerts aux idoles. Par consĂ©quent, hors ces quatre interdits, il n'y a pas d'autres interdits. Mais en fait les lĂ©gistes, Ă travers une interprĂ©tation de certains versets coraniques et en invoquant des rĂ©cits de Mahomet souvent contradictoires, ont tentĂ© d'Ă©largir la liste des interdits et de prĂ©ciser ce qui est licite, sans toutefois se mettre d'accord entre eux. Parmi les animaux licites, les lĂ©gistes ont considĂ©rĂ© comme licites les bĂŞtes qui entrent dans la catĂ©gorie d'an'am, bĂŞtes de troupeaux, Ă savoir les ovins, les bovins et les chameaux. Le Coran dit 6143 Il a mis pour vous, en vos troupeaux, portage et vĂŞture. Mangez de ce qu'Allah vous a attribuĂ©! 3671-73 Eh quoi! N'ont-ils pas vu que Nous avons créé pour eux, parmi ce que Nos mains façonnèrent, des troupeaux dont ils sont les possesseurs? Nous leur avons soumis ces animaux dont ils font leurs montures et d'oĂą ils tirent leur nourriture. Pour eux sont lĂ utilitĂ©s et breuvages. Eh quoi! Ne seront-ils pas reconnaissants? 165 Les chameaux ont, par Lui, Ă©tĂ© créés pour vous. Pour vous s'y trouvent vĂŞture et utilitĂ©s et nourriture dont vous mangez. Les Ă©quins Les Ă©quins comprennent le cheval, le mulet et l'âne. Le Coran dit de ces trois animaux 168 Il a créé le cheval, le mulet, l'âne pour que vous les montiez et comme apparat. Or ce verset, contrairement au verset sur les bĂŞtes de troupeaux, ne dit pas que ces trois animaux servent pour s'en nourrir. D'autre part, on cite des rĂ©cits de Mahomet selon lesquels il aurait interdit d'en manger. C'est la position de certains juristes, dont Abu-Hanifah. Mais l'opinion dominante considère la viande du cheval et de l'âne sauvage comme licite du fait que Mahomet et ses compagnons en auraient mangĂ©[47]. Par contre, l'âne domestique et le mulet sont interdits sauf pour les malikites qui les considèrent soit comme licites, soit comme rĂ©prouvables[48]. Les animaux prĂ©dateurs Ă canines Selon l'opinion dominante, la viande de tout animal ayant des canines dont il se sert pour attaquer d'autres animaux comme le lion, le tigre ou le loup est illicite. On cite ici des rĂ©cits de Mahomet qui interdisent d'en manger. Certains Malikites cependant le permettent du fait que le Coran n'en fait pas mention parmi les aliments interdits. Malik est cependant d'avis qu'il est rĂ©prouvable d'en manger[49]. Les lĂ©gistes sont partagĂ©s concernant la viande de certains animaux qui ont des canines, comme l'hyène[50], le renard, l'ours[51], le chat domestique et sauvage[52], l'Ă©lĂ©phant[53] et le singe[54]. Des juristes disent qu'il est permis d'en manger, d'autres y sont opposĂ©s, et d'autres enfin permettent avec rĂ©pugnance. Les rongeurs Les lĂ©gistes font des distinctions selon les animaux. Ainsi le rat est interdit alors que le hĂ©risson et le porc-Ă©pic sont permis selon l'opinion dominante[55]. Le lapin, animal interdit chez les juifs, est licite chez la majoritĂ© des lĂ©gistes musulmans. Ils se basent sur des rĂ©cits selon lesquels Mahomet aurait acceptĂ© et mangĂ© de la viande de lapin[56]. Certains compagnons, invoquant des rĂ©cits de Mahomet, ont considĂ©rĂ© qu'il est rĂ©prouvable de manger du lapin. Mahomet aurait dit que le lapin a des règles et de ce fait il ne le mange pas mais il ne l'interdit pas non plus[57]. Les insectes et les vers Les lĂ©gistes permettent de manger les sauterelles ainsi que les vers dans les fruits[58]. Les oiseaux Les oiseaux sont en principe licites. L'opinion dominante interdit cependant de manger les oiseaux rapaces ayant des griffes, mais certains permettent de les manger du fait qu'ils ne figurent pas dans les aliments interdits mentionnĂ©s par le Coran. L'opinion dominante interdit aussi de manger la chauve-souris, mammifère volant, mais certains juristes permettent de la manger avec rĂ©pugnance[59]. Les animaux aquatiques Le Coran permet de manger des animaux qui vivent dans l'eau 596 Licites ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s pour vous le gibier sic de la mer et la nourriture qui s'y trouve jouissance pour vous et pour les voyageurs. 1614 C'est Lui qui a assujetti la mer pour que vous mangiez une chair fraĂ®che issue d'elle. 3512 Les deux mers ne sont point identiques. L'eau de celle-ci est potable, douce, agrĂ©able Ă boire, alors que l'eau de celle-lĂ est saumâtre, non potable. De chacune vous pĂŞchez une chair fraĂ®che que vous mangez. L'opinion dominante chez les chiites suit la classification biblique, ne permettant que les animaux qui ont des Ă©cailles[60]. Les chiites ne parlent pas de nageoires comme la Bible probablement du fait que tout poisson Ă Ă©cailles a des nageoires. Les lĂ©gistes sunnites ont divergĂ© sur les animaux aquatiques licites et ceux illicites. On peut rĂ©sumer leur position comme suit - Tous les juristes sont d'accord sur le fait que le poisson mort pour une raison apparente en se battant, Ă cause d'une forte vague, a reçu un coup de bâton, ou a Ă©tĂ© jetĂ© par l'eau sur la plage est licite. - Si le poisson est mort sans raison apparente, la majoritĂ© le considère comme licite sauf les hanafites qui le considèrent comme illicite. - Si l'animal aquatique n'est pas un poisson ou ne ressemble pas Ă un poisson, les hanafites le considèrent comme illicite et les autres comme licite sauf si exclu expressĂ©ment comme la grenouille, ou exclu Ă cause de sa nature venimeuse comme l'anguille, de son agressivitĂ© comme le crocodile, ou de son immondice comme la tortue de mer. Et si un animal vit en partie dans l'eau et une partie sur terre, il doit ĂŞtre Ă©gorgĂ© pour qu'il devienne licite. - Certains lĂ©gistes estiment qu'un animal aquatique ressemblant Ă un animal terrestre interdit est aussi interdit de le manger. C'est le cas du dauphin appelĂ© porc de mer, le requin appelĂ© chien de mer, l'anguille appelĂ© serpent de mer. Certains estiment que le dauphin est interdit pour les gens qui le nomment porc de mer, et permis pour ceux qui le nomment par un autre nom[61]. Les animaux se nourrissant de dĂ©tritus Si un animal licite se nourrit de dĂ©tritus, l'opinion dominante dit qu'on ne peut le manger qu'après une pĂ©riode de quarantaine dans laquelle on le nourrit d'aliments propres pour que sa viande ne soit plus contaminĂ©e par ce qu'il mange. Cette pĂ©riode varie entre trois et quarante jours[62]. Les gibiers dans le pèlerinage Bien que la chasse soit permise, le Coran interdit de chasser du gibier pendant la pĂ©riode de pèlerinage. 52 Une fois dĂ©sacralisĂ©s, vous ĂŞtes libres de chasser.... Quand vous ĂŞtes dĂ©sacralisĂ©s, livrez-vous Ă la chasse! 595 O vous qui croyez! Ne tuez pas de gibier alors que vous ĂŞtes sacralisĂ©s! Quiconque parmi vous en tuera intentionnellement devra ou bien une compensation Ă©gale Ă la bĂŞte de troupeau qu'il tue en offrande consacrĂ©e Ă la Kaaba - deux hommes intègres parmi vous en jugeront -, ou bien son rachat sera la nourriture d'un pauvre, ou bien, Ă dĂ©faut, un jeĂ»ne Ă©quivalent Ă cela. Tout cela est fait pour que le pĂ©cheur goĂ»te le châtiment de son geste. 596 Illicite a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© pour vous le gibier de la terre ferme, aussi longtemps que vous ĂŞtes sacralisĂ©s. Soyez pieux envers Allah vers qui vous serez rassemblĂ©s! Cette interdiction s'applique aussi aux oeufs du gibier. Les animaux Ă tuer ou interdit de tuer Mahomet a ordonnĂ© de tuer certains animaux comme le serpent, le corbeau, le rat, le chien qui agresse et le dab sorte de lĂ©zard, et il a interdit de tuer certains autres comme la grenouille, la fourmi, l'abeille, la huppe, la pie grièche, la perdrix et la chauve-souris. Ces deux catĂ©gories ne peuvent pas ĂŞtre mangĂ©es. Mais certains juristes disent que ce qui peut ĂŞtre tuĂ© devrait ĂŞtre comestible. Les animaux morts et l'abattage Le Coran interdit de manger la chair d'une bĂŞte morte dans les versets 2173; 6145; 16115 et 53 susmentionnĂ©s. Ce dernier y ajoute "la chair de la bĂŞte Ă©touffĂ©e, de la bĂŞte tombĂ©e sous des coups, de la bĂŞte morte d'une chute ou d'un coup de corne, la chair de ce que les fauves ont dĂ©vorĂ© - sauf si vous l'avez purifiĂ©e". Un animal mort est celui qui est dĂ©cĂ©dĂ© sans cause humaine, ou par un moyen jugĂ© illicite comme par exemple en le battant jusqu'Ă la mort. Le gibier mort par la chasse est licite mĂŞme s'il n'a pas Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©, sauf s'il y a eu possibilitĂ© de l'Ă©gorger mais ne l'a pas Ă©tĂ©. S'il est nĂ©cessaire d'immoler l'animal avant de le manger, une exception est faite pour les animaux aquatiques en vertu d'un rĂ©cit de Mahomet qui dit "Dieu a immolĂ© ce qui est dans la mer pour les fils d'Adam". Des lĂ©gistes cependant exigent que des animaux aquatiques qui vivent aussi hors de l'eau et qui ont du sang comme le crocodile soient Ă©gorgĂ©s. Il en est autrement du crabe qui n'a pas de sang. Les lĂ©gistes considèrent que le sang du poisson n'est pas vĂ©ritablement du sang puisqu'il devient blanc une fois sĂ©chĂ©, alors que le sang des autres bĂŞtes devient noir. La mĂŞme exception est faite pour les sauterelles qu'on peut manger si on les trouve mortes[63]. L'abattage de l'animal est rĂ©glementĂ© en droit musulman - Il faut prononcer le nom de Dieu sur l'animal vivant qu'on veut abattre pour le manger. Le Coran dit 6121 Ne mangez point de ce sur quoi n'a pas Ă©tĂ© profĂ©rĂ© le nom d'Allah! En vĂ©ritĂ©, c'est lĂ perversitĂ©. 2236 Pour vous, Nous avons placĂ© les animaux sacrifiĂ©s, parmi les choses sacrĂ©es d'Allah. Un bien s'y trouve pour vous. Invoquez donc sur eux le nom d'Allah, quand ils ont eu la patte attachĂ©e. Puis, lorsqu'ils gisent sur le flanc, mangez-en et nourrissez-en l'impĂ©cunieux et le dĂ©muni. Cette règle s'applique aussi au gibier 54 Mangez aussi de ce que prennent pour vous ceux des oiseaux de proie que vous dressez, tels des chiens, selon les procĂ©dĂ©s qu'Allah vous a enseignĂ©s! ProfĂ©rez toutefois le nom d'Allah, sur leur prise. Si on ne prononce pas le nom de Dieu par oubli, la viande est licite, mais si c'est volontairement, la viande est illicite. Certains lĂ©gistes cependant considèrent la viande illicite dans les deux cas. Le nom de Dieu est prononcĂ© lorsqu'on passe le couteau sur le cou de la bĂŞte, et pour les gibiers chassĂ©s par des chiens, lorsqu'on envoie les chiens derrière la bĂŞte. La raison pour laquelle on prononce le nom de Dieu sur la bĂŞte est de rendre sa viande meilleure et de chasser le diable de la bĂŞte et de celui qui l'abat[64]. - Le boucher doit ĂŞtre soit musulman, soit quelqu'un des gens du livre chrĂ©tien, juif, samaritain ou sabĂ©en. Il doit ĂŞtre majeur et capable de discernement, quel que soit son sexe. L'abattage effectuĂ© par un enfant ou un fou n'est pas valable. L'opinion dominante chez les chiites cependant n'accepte pas l'abattage par quelqu'un des gens du livre[65]. - L'abattage peut ĂŞtre en Ă©gorgeant l'animal dhabh dont le cou est court comme c'est le cas avec la vache, le mouton et l'oiseau, en portant le couteau Ă la clavicule au bas du cou de l'animal nahr lorsque ce dernier a un long cou comme le chameau, ou en blessant l'animal aqara qu'on ne peut pas saisir comme c'est le cas du gibier ou d'un bĹ“uf agitĂ©. Égorger un animal consiste Ă couper la trachĂ©e-artère tube respiratoire, l’œsophage tube digestif et les deux veines jugulaires intĂ©rieures et extĂ©rieures conduites du sang. - L'outil pour abattre l'animal peut ĂŞtre un couteau, une Ă©pĂ©e ou une lame pour les animaux qu'on Ă©gorge. Pour les gibiers et les animaux insaisissables, il peut ĂŞtre un outil blessant comme une lance ou un projectile. Dans les deux cas l'outil doit faire couler le sang. Si par contre on Ă©trangle un animal, ou on le tue par un choc ou en le battant, sa viande est illicite. Si un animal est tuĂ© par un coup de fusil et que le projectile transperce l'animal, sa viande est licite. Un tel animal n'a pas besoin d'ĂŞtre Ă©gorgĂ©. Mais s'il meurt Ă cause du choc d'un caillou, d'un projectif ou du son de ce dernier, sa viande est illicite Ă moins qu'on ne puisse atteindre l'animal encore en vie pour l'Ă©gorger. Pour que l'abattage de l'animal soit lĂ©gal, il faut donc qu'il intervienne sur un animal vivant et non pas mort[66]. - L'abattage de l'animal se fait prĂ©fĂ©rablement avec le visage du boucher et de l'animal tournĂ©s vers la Mecque[67]. Le but est de faire le contraire de ce que font les polythĂ©istes qui abattent leurs animaux en se tournant vers leurs idoles[68]. - Les musulmans, tout comme les juifs, se posent la question de savoir s'il est permis d'Ă©tourdir les animaux avant de les abattre pour rĂ©duire leur souffrance. Cette question, qui soulève beaucoup de passions, se pose notamment dans les pays qui interdisent l'abattage rituel comme c'est le cas de la Suisse. En fait, les textes sacrĂ©s juifs et musulmans recommandent de faire souffrir l'animal le moins possible. D'autre part, ces textes n'abordent pas la question de l'Ă©tourdissement de l'animal. En revanche, ils interdisent de manger la viande d'un animal mort et exigent que cet animal soit vidĂ© de son sang. A tort, on a dĂ©duit de ces deux normes l'interdiction d'Ă©tourdir l'animal avant de le saigner en prĂ©textant que l'animal meurt en l'Ă©tourdissant et que son sang n'est pas vidĂ©. Or ces deux prĂ©textes ne sont pas valables. InvitĂ©e Ă se prononcer concernant l'importation de viandes d'animaux Ă©tourdis avant d'ĂŞtre saignĂ©s, la Commission Ă©gyptienne de fatwa a dĂ©cidĂ© dĂ©jĂ en 1978 qu'il est licite de manger de telles viandes. Elle a invoquĂ© le verset 7143 "Quand le Seigneur se manifesta Ă la Montagne, Il la mit en miettes et MoĂŻse tomba foudroyĂ©". Or, dit la commission, MoĂŻse est tombĂ© Ă©vanoui sous le choc, sans pour autant perdre la vie[69]. D'autre part, la viande d'un animal vidĂ© de son sang et prĂ©alablement Ă©tourdi contient autant de sang que celle d'un animal Ă©gorgĂ© sans Ă©tourdissement prĂ©alable. On peut donc dire qu'on est en face d'un faux problème, créé probablement pour des raisons Ă©conomiques. Un auteur signale que l'Association consistoire israĂ©lite de Paris a un budget annuel de l'ordre de 150 millions francs français. Environ la moitiĂ© provient du "droit de couteau"[70]. On multiplie les normes pour multiplier les leviers de commande et les taxes. Le sang Le Coran interdit de manger du sang dans les versets 2173; 53; 16115 et 6145 susmentionnĂ©s. Le dernier verset prĂ©cise "sang rĂ©pandu". Ceci signifie que le sang coulant d'un animal vivant ou mort est interdit, sauf le sang qui reste dans la viande d'un animal Ă©gorgĂ© parce qu'on ne peut pas Ă©viter ce sang. Les musulmans n'exigent donc pas de rincer et de saler la viande ou de la griller pour la vider du sang comme font les juifs. Un rĂ©cit de Mahomet excepte de l'interdiction du sang le poisson, la sauterelle dont nous avons parlĂ© plus haut, le foie et la rate. Ces deux organes sont considĂ©rĂ©s comme imbibĂ©s de sang et devaient donc ĂŞtre interdits, mais Mahomet a permis de les manger[71]. L'animal doit cependant ĂŞtre vidĂ© de son sang autant que possible. Un auteur Ă©gyptien estime que certains abattoirs occidentaux ne vident pas l'animal de son sang pour augmenter son poids et gagner plus[72]. Les parties des animaux autres que leur viande Les os et la peau des animaux sont purs si l'animal est pur et a Ă©tĂ© abattu selon les règles religieuses. Ceux des animaux impurs ou qui n'ont pas Ă©tĂ© mis Ă mort selon les règles religieuses sont considĂ©rĂ©s comme impurs. Toutefois, les lĂ©gistes estiment que si la peau d'un animal pur mais mort d'une façon non conforme est tannĂ©e, cette peau devient pure. Mahomet aurait dit Ă cet Ă©gard que ce qui est interdit est de manger de ces animaux morts, mais non pas d'utiliser leur peau. Quant Ă la peau des animaux impurs, les lĂ©gistes sont partagĂ©s. Ainsi les hanafites permettent l'usage de la peau tannĂ©e du lion, du loup ou du chien. Mais on excepte la peau du rat et du porc. Nous avons parlĂ© plus haut du poil du porc dont l'utilisation est permise par certains lĂ©gistes. Il est par contre interdit de manger de la graisse prise Ă un animal vivant pur comme celle prise de la bosse d'un chameau ou de la queue grasse de certaines espèces de moutons. Une telle partie est considĂ©rĂ©e comme provenant d'un animal mort[73]. Les oeufs des animaux licites sont licites. Ainsi on ne mangera pas des oeufs de tortue ou d'aigle ni on ne boira du lait d'ânesse. De mĂŞme on ne consommera pas de lait ou des oeufs d'un animal nourri avec du dĂ©tritus avant qu'il n'ait observĂ© une quarantaine. Si on trouve des oeufs dont on ne connaĂ®t pas l'animal, les lĂ©gistes estiment qu'on peut manger les oeufs dont les deux bouts sont diffĂ©rents conception qu'on trouve dans le Talmud ou les oeufs des poissons dont la coque est rugueuse[74]. Sont aussi interdites des parties de l’animal comme les organes gĂ©nitaux, les glandes, la vĂ©sicule partie dans laquelle s’accumule l’urine, la cholĂ©cystite, l’urine et les selles. Mais l’urine du chameau est permise comme mĂ©dicament. Les fruits de la terre Tous les fruits de la terre et des arbres sont licites. Le Coran dit 1669 Mangez en outre de tous les fruits et, dociles, empruntez les chemins de votre Seigneur! Du ventre des Abeilles sort une liqueur de diffĂ©rents aspects oĂą se trouve une guĂ©rison pour les Hommes. 3633 Un signe pour les Humains est la terre morte que Nous avons fait revivre, dont Nous avons fait sortir du grain dont ils mangent. 3634-35 Nous y avons placĂ© des jardins avec des palmiers et des vignes et y avons fait jaillir des sources, tout cela afin qu'ils mangent des fruits du Seigneur et de ce qu'ont fait leurs mains. Sont par contre interdits les produits qui portent prĂ©judice Ă la santĂ© 2195 Ne vous exposez point Ă votre perte, de vos mains! 7157 Il dĂ©clare licites pour eux les excellentes nourritures, et illicites les immondes. Ainsi il est interdit de manger un fruit venimeux. Il en est de mĂŞme de la drogue et du tabac comme on le verra dans le point suivant. Les boissons, la drogue et le tabac Sont licites les boissons ainsi que le lait des animaux qui sont considĂ©rĂ©s comme purs. Par contre, le lait des animaux impurs n'est pas licite, comme par exemple le lait des ânesses. Fait exception le vin et les boissons alcoolisĂ©es qui en dĂ©coulent. L'interdiction du vin est passĂ©e par trois Ă©tapes. 2219 Les Croyants t'interrogent sur les boissons fermentĂ©es et le jeu de hasard. RĂ©ponds-leur "Dans les deux, sont pour les Hommes un grand pĂ©chĂ© et des utilitĂ©s, mais le pĂ©chĂ© qui est en eux est plus grand que leur utilitĂ©". 443 O vous qui croyez! N'approchez point de la Prière, alors que vous ĂŞtes ivres, avant de savoir ce que vous dites! 590 O vous qui croyez! Les boissons fermentĂ©es, le jeu de hasard, les pierres dressĂ©es et les flèches divinatoires sont seulement une souillure procĂ©dant de l'Ĺ“uvre du DĂ©mon. Évitez-la! Peut-ĂŞtre serez-vous bienheureux. L'interdiction du vin est pratiquement le seul interdit qui a des consĂ©quences pĂ©nales en cas de sa violation, quelle que soit la quantitĂ© consommĂ©e et mĂŞme s'il n'y a pas eu ivresse. Un rĂ©cit de Mahomet dit "Ce dont beaucoup enivre son peu est interdit". Pour justifier cette interdiction du vin les lĂ©gistes disent que le vin est interdit non seulement parce qu'il peut enivrer, mais parce qu'il est un aliment impur en soi. De mĂŞme est interdit toute boisson enivrante, quel que soit le fruit utilisĂ© raisin, datte ou autres. Mais Ayshah dit que Mahomet buvait du nabith vin lĂ©gèrement fermentĂ© fait de dattes, orge ou autres grains macĂ©rĂ©s dans l’eau jusqu’à la fermentation[75]. Omar aurait aussi permis de couper le vin par l'eau et de le boire[76]. Certains lĂ©gistes, dont Abu-Hanifah, ont aussi dit que le vin provenant d'autres fruits que le raisin et la datte comme l'orge et le maĂŻs est interdit seulement dans la quantitĂ© qui enivre. Et selon Abu-Yusuf on ne punit le musulman que s’il est pris en flagrant dĂ©lit. Des musulmans au premier siècle ont cru que le vin Ă©tait permis Ă ceux qui font oeuvres pies, invoquant le verset 593 qui dit Il n'est pas de grief Ă faire Ă ceux qui croient et qui accomplissent des oeuvres pies pour ce qui touche ce qu'ils mangent, quand ils sont pieux, croient et accomplissent des oeuvres pies. Mais cette position est restĂ©e minoritaire[77]. L'interdiction faite de consommer de l'alcool s'Ă©tend aussi Ă la drogue dans la mesure oĂą elle a le mĂŞme effet, voire un effet plus dangereux que l'alcool. On y joint aussi la consommation du tabac du fait qu'elle crĂ©e la dĂ©pendance, mène au gaspillage inutile, porte atteinte Ă la santĂ© et a mauvaise odeur. Le tabac tomberait ici sous le coup des versets 2195 et 7157 susmentionnĂ©s[78]. Les aliments sacrificiels pour une idole Le Coran interdit de manger un aliment "qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah" dans les versets 2173; 6145; 16115 et 53 susmentionnĂ©s. Ce dernier verset ajoute Ă cette interdiction "la chair de ce qui est Ă©gorgĂ© devant les pierres dressĂ©es". La nĂ©cessitĂ© fait loi Tous les aliments interdits deviennent licites en cas de nĂ©cessitĂ© pour sauvegarder la santĂ© et la vie. Le Coran dit 2173 Allah a seulement dĂ©clarĂ© illicite pour vous la chair d'une bĂŞte morte, le sang, la chair de porc et ce qui a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un autre qu'Allah. Mais quiconque est contraint Ă en manger sans intention d'ĂŞtre rebelle ou transgresseur, nul pĂ©chĂ© ne sera sur lui. On retrouve cette règle aussi dans les versets 6145. La nĂ©cessitĂ© dispense ici de l’application de la loi. On parle alors de dispense lĂ©gale ibahah, norme qu’on trouve dans pratiquement toutes les lĂ©gislations. Mais le musulman doit en consommer dans les limites de la nĂ©cessitĂ© et non pas pour s’en rĂ©galer et s’engouffrer. Le Coran permet de consommer et de boire des aliments interdits en cas de nĂ©cessitĂ© 53 afin de sauvegarder sa vie. Certains permettent une telle consommation si le musulman a passĂ© une nuit et un jour sans manger. On s’est aussi posĂ© la question combien il peut consommer jusqu’à conjurer le danger ou jusqu’à ne plus avoir faim et soif. On a aussi Ă©tabli des prioritĂ©s faut-il voler un aliment licite au lieu de consommer un aliment interdit? La rĂ©ponse est non. Peut-on manger de la chair humaine ? La rĂ©ponse est oui si c’est un mort, et non si c’est un vivant mĂŞme si ce dernier est passible de la peine de mort comme l’apostat ou le polythĂ©iste[79]. Selon la doctrine dominante, il est interdit de consommer du vin en cas de soif et dĂ©faut d'eau car le vin ne met pas fin Ă la soif et peut mĂŞme l'augmenter. Mais il est permis d’user du vin comme mĂ©dicament s’il n’y pas d’autres moyens pour sauver la vie Ă condition que la prescription du mĂ©dicament soit faite par un mĂ©decin musulman adl dont le tĂ©moignage est acceptable[80]. La transformation de l'aliment et sa contamination Un aliment licite peut devenir un aliment illicite, et le contraire est vrai. Ainsi le jus de fruit une fois fermentĂ© devient illicite. Le vin Ă son tour peut se transformer en vinaigre qui est un aliment licite, mais certains estiment que cette transformation doit ĂŞtre faite sans manipulation[81]. Le cadavre est impur, mais quand il se dĂ©compose, il devient de la cendre pure. L'eau, aliment licite, devient de l'urine qui est un aliment interdit. De mĂŞme le lait est licite bien qu'il soit issu de deux aliments illicites, Ă savoir le sang et la nourriture dĂ©composĂ©e dans le ventre 1666 En vĂ©ritĂ©, vous avez certes un enseignement dans vos troupeaux! Nous vous abreuvons d'un lait pur, exquis pour les buveurs, venant de ce qui, dans leurs ventres, est entre un aliment digĂ©rĂ© et du sang. Nous avons aussi vu qu'un animal qui se nourrit de dĂ©tritus devient pur après avoir observĂ© une quarantaine. Pour juger si un aliment est devenu licite ou illicite, des lĂ©gistes se rĂ©fèrent au nom de l'aliment en question. Le vin, illicite, en devenant du vinaigre change de nom. Or le vinaigre ne figure pas dans la liste des aliments interdits. Il est donc licite. De mĂŞme le chien, animal impur, en tombant dans un marais salant se dĂ©compose et devient du sel pur. L'excrĂ©ment, matière impure, est mis dans un jardin et devient avec le temps de la terre qui est une matière pure servant Ă se purifier en l'absence d'eau[82]. Si quelqu'un a eu des relations sexuelles avec un animal, cet animal devient impropre Ă la consommation et doit ĂŞtre tuĂ© et brĂ»lĂ©, et selon certains rĂ©cits la personne en question doit aussi ĂŞtre tuĂ©e[83]. Si la viande licite entre en contact avec la viande illicite comme celle du porc, la viande licite devient contaminĂ©e et donc inconsommable. De mĂŞme si on utilise pour Ă©gorger ou dĂ©pecer l’agneau un couteau qui a servi Ă Ă©gorger ou Ă dĂ©pecer un porc. Si un rat tombe dans un vase d’huile, l’huile devient impure. Mais s’il tombe sur du beurre solide, seule la partie touchĂ©e doit ĂŞtre enlevĂ©e. L’eau qui a Ă©tĂ© lĂ©chĂ©e par un chien doit ĂŞtre jetĂ©e et le vase doit ĂŞtre lavĂ©, sauf pour les malikites qui considèrent le chien comme membre de la maison. Les produits composĂ©s de plusieurs ingrĂ©dients Tout produit qui contient un ingrĂ©dient interdit devient entièrement interdit. Ceci s’applique aux aliments, aux additifs alimentaires et aux produits pharmaceutiques comme les vitamines. Il existe des listes indicatives sur Internet qui rĂ©pertorient les produits sur la base de leurs composantes, classifiĂ©s en halal licite, haram illicite et mashbuh suspect, et donc interdit. Ces listes indiquent parfois les composantes de ces produits et demandent au consommateur en cas de doute de prendre contact avec le producteur. En règle gĂ©nĂ©rale, tout produit qui contient du porc ou de l’alcool est interdit. Ainsi la gĂ©latine est considĂ©rĂ©e comme illicite si elle est produite du porc, et licite si elle est produite d’un autre animal licite Ă©gorgĂ© selon la mĂ©thode islamique. La vanille et son sous-produit la vanilline sont considĂ©rĂ©s comme illicites parce qu’elles sont produites avec de l’alcool. La vitamine E, si elle est produite d’un animal, elle est suspecte, mais elle est halal si elle est issue d’huile vĂ©gĂ©tale. Le cholestĂ©rol, la glycĂ©ride, les hormones et le petit lait sont considĂ©rĂ©s comme suspects[84]. On signale cependant que de telles listes ne jouent pas toujours du fait que les producteurs peuvent en tout temps changer les ingrĂ©dients. Les aliments des non-musulmans Le Coran dit 55 Aujourd'hui, licites sont pour vous les excellentes nourritures. La nourriture de ceux Ă qui a Ă©tĂ© donnĂ©e l'Ă©criture est licite pour vous et votre nourriture est licite pour eux. Vous sont permises les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leurs douaires, avec contrat de mariage, non en dĂ©bauchĂ©s ni en preneurs d'amantes. 6118 Mangez donc de ce sur quoi a Ă©tĂ© profĂ©rĂ© le nom d'Allah. On remarquera du premier verset qu'il associe explicitement commensalitĂ© et intermariage. L'Ă©change matrimonial, sous une forme restreinte il est vrai un musulman peut Ă©pouser une non-musulmane scripturaire, mais un non-musulman scripturaire ne peut pas Ă©pouser une musulmane, est permis avec ceux avec lesquels l'Ă©change alimentaire est Ă©galement permis. L'opinion dominante chez les chiites n'accepte pas l'abattage par quelqu'un des gens du livre en se basant sur des rĂ©cits de leurs imams. Certains estiment en effet que le verset 55 concerne la nourriture autre que la viande[85]. Les chiites sont aussi plus rĂ©ticents que les sunnites quant au mariage entre un musulman et une scripturaire non-musulmane. Les sunnites permettent de manger de la viande d'un animal Ă©gorgĂ© par un non-musulman, Ă condition qu'il soit scripturaire, Ă savoir chrĂ©tien, juif, samaritain ou sabĂ©en. Il faut cependant que le scripturaire n'ait pas prononcĂ© sur l'animal le nom d'une autre divinitĂ© que Dieu. S'il prononce le nom de JĂ©sus ou d'Abraham au lieu du nom de Dieu, la viande devient inconsommable[86]. Par contre, il est interdit de manger la viande d'un animal abattu par un apostat[87]. Ibn-Abbas aussi interdit de manger la viande d'un animal abattu par un musulman non circoncis, mais les juristes classiques ont estimĂ© que si on permet de manger la viande d'un animal Ă©gorgĂ© par un chrĂ©tien, Ă plus forte raison il faudrait permettre de manger la viande d'un animal Ă©gorgĂ© par un musulman incirconcis[88]. Il faut dans ces cas que l'abattage soit fait selon les normes islamiques, Ă savoir que l'animal doit ĂŞtre Ă©gorgĂ© vivant et vidĂ© de son sang. Pour s'assurer que ces deux normes soient respectĂ©es, un auteur Ă©gyptien propose la crĂ©ation d'abattoirs musulmans dans les pays qui exportent la viande vers les pays musulmans, et que les bouchers y employĂ©s soient des musulmans car ils sont prĂ©fĂ©rables aux non-musulmans mĂŞme s'il est permis de manger de la viande d'animal abattu par eux[89]. La question suivante est posĂ©e sur Internet Est-ce que la viande des gens du livre chrĂ©tiens et juifs est permise Ă manger, en sachant que, d’après mes connaissances limitĂ©es, ils ne sont pas les vrais gens du livre comme ceux mentionnĂ©s par Allah certains de leurs dogmes, comme celui de la TrinitĂ© par exemple, sont en contradiction avec l’UnicitĂ© d’Allah ? La rĂ©ponse dit qu’il y a consensus de la Oummah sur le fait qu’il est autorisĂ© aux musulmans de consommer de la viande Ă©gorgĂ©e par les gens du livre. Elle cite Ă ce propos le verset 55 susmentionnĂ©. Quant Ă savoir si les chrĂ©tiens et les juifs peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme gens du livre malgrĂ© le fait que certaines de leurs croyances sont en totale incompatibilitĂ© avec l’UnicitĂ© de Dieu, la rĂ©ponse ne nie pas une telle incompatibilitĂ© mais elle ajoute que le Coran savait ce fait 517 ; 513 ; 279 et malgrĂ© cela il les qualifie de gens du livre et a rendu licite la viande qu’ils Ă©gorgent. Ce qui montre bien que tant que ces gens n’abandonnent pas complètement leur religion pour devenir des athĂ©es, ils sont encore considĂ©rĂ©s comme des gens du livre. La rĂ©ponse ajoute Celui qui Ă©gorge l’animal doit avoir la foi en Dieu …. Celui qui se dit chrĂ©tien ou juif, mais ne croit ni en Dieu, ni en un livre sacrĂ©, ni ne croit rĂ©ellement en la religion qu’il prĂ©tend suivre, est en rĂ©alitĂ© un athĂ©e, et l’animal qu’il Ă©gorge ne sera donc pas permis au musulman. Il est Ă noter que c’est le cas de beaucoup de personnes actuellement, qui ne sont plus chrĂ©tiens ou juifs que de nom, et qui au fond ne croient plus en rien, et se moquent totalement de toute appartenance religieuse[90]. En plus des restrictions en matière de viande, il est interdit Ă un musulman de s'asseoir Ă table avec quelqu'un qui boit du vin. Les chiites vont jusqu'Ă interdire de manger de la nourriture prĂ©parĂ©e par des non-musulmans lorsque cette nourriture a Ă©tĂ© touchĂ©e par un mĂ©crĂ©ant kafir et que ce dernier lui a transmis l'humiditĂ© de son corps[91]. Il va de soi que ces normes islamiques, comme les normes juives indiquĂ©es plus haut, sont contraires au principe de la non-discrimination, principe que les communautĂ©s juive et musulmane pourtant invoquent chaque fois qu'elles se sentent discriminĂ©es. Consommation d'un aliment douteux et viande importĂ©e Nous avons vu que seul Dieu peut dĂ©clarer un aliment comme illicite. Mais qu'en est-il si le musulman doute d'un aliment, ne sachant pas si ce qu'il mange est licite ou illicite? Cette question se pose notamment en ce qui concerne la viande importĂ©e de l'Occident par les pays arabes et qui ne sont pas toujours abattus selon les normes islamiques. Des savants religieux musulmans estiment que ces viandes d'animaux dont on ne sait pas comment ils ont Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©s doivent ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme licites en vertu du verset 55 "La nourriture de ceux Ă qui a Ă©tĂ© donnĂ©e l'Ă©criture est licite pour vous". Cette affirmation ne peut ĂŞtre Ă©cartĂ©e qu'en cas de preuve formelle que c'est illicite. Le doute en soi ne suffit pas. On invoque ici le fait que Mahomet avait mangĂ© de la viande d'une chèvre qu'une juive lui avait offerte sans demander comment la chèvre a Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©e. Le musulman n'est pas obligĂ© de demander comment chaque animal a Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©. Il est par contre tenu de demander si le boucher est un musulman ou faisant partie des gens du livre du fait que Mahomet a mangĂ© de la viande de la chèvre en sachant qu'elle venait de la part d'une juive. On invoque aussi un rĂ©cit de Ayshah selon laquelle on apportait aux musulmans dans leur dĂ©but de la viande sans savoir si le nom de Dieu Ă©tait prononcĂ© sur cette viande ou pas. QuestionnĂ©, Mahomet a dit "Prononcez vous-mĂŞmes le nom de Dieu sur la viande et mangez"[92]. Un ouvrage chiite adressĂ© aux musulmans vivant Ă l'Ă©tranger Ă©crit Beaucoup de nourritures des mĂ©crĂ©ants contiennent des aliments interdits comme le vin, la viande de bĂŞte morte et de porc, et des poissons sans Ă©caille. De ce fait, le musulman doit veiller Ă ce que sa nourriture ne contienne pas de tels aliments interdits. Le musulman ne doit pas demander le contenu de la nourriture s'il l'ignore, Ă moins que cela ne soit de la viande. Il ne peut en effet manger de la viande que si elle a Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©e selon les règles islamiques... Il peut par contre manger tout autre aliment sans poser de question, mĂŞme si un tel aliment a Ă©tĂ© cuit avec la graisse de porc ou du vin. Mais il serait prĂ©fĂ©rable de poser des questions et y enquĂŞter pour Ă©viter les dangers de ces aliments pour l'esprit et le corps alors que l'apparence inspire qu'il s'agit d'aliment licite Si le musulman apprend que la viande n'a pas Ă©tĂ© Ă©gorgĂ©e selon les normes islamiques, il doit la considĂ©rer comme impure najis et illicite, et tout ce qui est cuit avec cette viande devient aussi illicite mĂŞme si la viande est Ă©cartĂ©e parce que la nourriture devient impure du fait que la viande Ă©tait mise dedans. En cas de doute sur la viande, on peut l'Ă©carter et manger le reste de la nourriture[93]. Le Ramadan Les musulmans observent le jeĂ»ne du mois de Ramadan. Ils doivent s'abstenir de tout aliment du lever du soleil jusqu'au coucher du soleil. A cĂ´tĂ© de ce jeĂ»ne obligatoire il y a des jeĂ»nes facultatifs, parfois un jour par semaine. La consommation dans des ustensiles en or ou argent L'opinion dominante est qu'il est interdit de manger ou de boire dans des ustensiles en or ou argent. Plusieurs rĂ©cits de Mahomet sont citĂ©s dans ce sens. Le but de cette interdiction serait d'Ă©viter la ressemblance avec les mĂ©crĂ©ants et l'orgueil. On signalera ici qu'il est interdit aux hommes de porter des bagues ou des bijoux en or, chose permise aux femmes[94]. Les raisons des interdits alimentaires On trouve chez les auteurs aussi bien classiques que modernes des explications visant Ă justifier ces interdits. Certes, la première raison est que Dieu les a prescrits soit Ă travers le Coran, soit Ă travers Mahomet. Or, comme Dieu est omniscient et Mahomet est infaillible, le croyant doit s'y soumettre. Et comme Dieu et Mahomet ne peuvent dicter des normes que pour le bien de l'homme, il ne fait pas de doute pour le musulman que ces normes sont bĂ©nĂ©fiques pour la santĂ© et les comportements sociaux. Pour ĂŞtre qualifiĂ©e de bonne sur le plan culinaire, voire mĂŞme sur le seul plan physiologique, elle doit ĂŞtre religieusement licite. Une nourriture Ă la fois bonne et illicite est une contradiction[95] que le religieux ne saurait digĂ©rer car cela mettrait en cause l'omniscience de Dieu. Ainsi on lit dans Wasa'il al-shi'ah que la bĂŞte tuĂ©e affaiblit le corps, procure la stĂ©rilitĂ© et provoque la mort par infarctus. Quant au sang, il accumule l'eau jaune dans le ventre, donne une mauvaise odeur, cause la cruautĂ© au point que celui qui le mange peut tuer son fils et ses parents. Quant au vin, il provoque le tremblement, affaiblit la force et pousse Ă l'adultère et Ă faire couler le sang[96]. On avance aussi des arguments liĂ©s aux croyances colportĂ©es par le Coran selon lesquelles Dieu a mĂ©tamorphosĂ© des humains en animaux pour les punir. Le fait que Dieu ait portĂ© son choix sur ces animaux indique que ces derniers sont impurs et par consĂ©quent ils ne peuvent pas ĂŞtre consommĂ©s. Consommer de tels animaux signifie en tirer profit et banaliser la sanction divine. Cette possibilitĂ© de mĂ©tamorphoser les humains est invoquĂ©e par le verset 3667. Trois versets indiquent que Dieu en a fait usage en changeant des ĂŞtres humains en singes et en porcs 265 Certes vous connaissez ceux qui, parmi vous, ont transgressĂ© le sabbat; nous leur avons dit "Soyez des singes abjects!" 560 Dis "Vous donnerai-je avis de ceux dont la rĂ©compense sera pire que cela, auprès d'Allah? Ceux qu'Allah a maudits, contre qui Il s'est courroucĂ©, dont Il a fait des singes et des porcs, qui ont adorĂ© les Taghout, ceux-lĂ ont la pire place et sont les plus Ă©garĂ©s hors du Chemin Uni." 7166 Quand en effet ils eurent dĂ©sobĂ©i Ă ce qui leur avait Ă©tĂ© interdit, Nous leur dĂ®mes "Soyez des singes abjects!" Les rĂ©cits de Mahomet nous offrent d'autres exemples de mĂ©tamorphose. Ceci est dĂ©veloppĂ© notamment dans les Ă©crits chiites, mais aussi sunnites[97]. Parmi les animaux dans lesquels des humains ont Ă©tĂ© mĂ©tamorphosĂ©s selon les chiites nous citons le porc et le singe un groupe d'israĂ©lites qui ne respectait pas le sabbat; selon un autre rĂ©cit des chrĂ©tiens qui n'ont pas cru Ă la table garnie descendue du ciel pour JĂ©sus ont Ă©tĂ© mĂ©tamorphosĂ©s en porc, l'Ă©lĂ©phant un roi ou tyran qui a commis l'adultère, le lapin une femme qui trahissait son mari et ne lavait pas ses menstrues, le loup un bĂ©douin qui ne veillait pas sur la pudeur de ses femmes, la chauve-souris un voleur qui volait les dattes des gens, la guĂŞpe un boucher qui volait la viande en trichant dans la mesure, le rat et le scorpion un calomniateur, l'araignĂ©e une femme qui avait ensorcelĂ© son mari, le pou un homme qui se moquait des prophètes et les insultait. Selon un rĂ©cit attribuĂ© Ă Mahomet, Dieu aurait mĂ©tamorphosĂ© sept cents groupes humains qui avaient dĂ©sobĂ©i aux prophètes; quatre cents de ces groupes ont pris la forme d'animaux terrestres, et trois cents la forme d'animaux aquatiques. Il aurait alors rĂ©citĂ© le verset 3419 qui dit "Nous les fĂ®mes passer en lĂ©gendes et les dĂ©chirâmes en mille lambeaux. En vĂ©ritĂ©, en cela sont certes des signes pour tout homme très constant et très reconnaissant"[98]. Signalons ici que l'argument de la mĂ©tamorphose n'est pas mentionnĂ© dans les ouvrages modernes sur la nourriture, probablement en raison de son caractère irrationnel choquant. Nous avons vu que Mahomet a ordonnĂ© de tuer certains animaux, comme le serpent, le corbeau, le rat, le chien qui agresse et le lĂ©zard[99]. L'ordre de les tuer est dĂ» probablement au fait qu'ils sont nocifs. Ces animaux ne peuvent pas ĂŞtre mangĂ©s. Il a aussi interdit de tuer certains animaux que Mahomet a interdit de tuer, animaux qui, par consĂ©quent, ne peuvent pas ĂŞtre mangĂ©s. Parmi ces animaux les sunnites citent la fourmi, l'abeille, la huppe, la pie grièche et la grenouille[100]. La raison de l'interdiction est d'ordre religieux. Ainsi l'interdiction de tuer la fourmi, l'abeille et la huppe proviendrait du fait que le Coran en parle en bien. Un rĂ©cit chiite dit que sur l'aile de chaque huppe il est Ă©crit en langue syriaque "La famille de Mahomet est la meilleure de la crĂ©ation"[101]. La pie grièche, selon la tradition, serait la première Ă avoir observĂ© le jeĂ»ne par dĂ©votion envers Dieu. La voix de la grenouille est considĂ©rĂ©e par Mahomet comme une prière, ou parce qu'elle contiendrait du venin[102]. La chauve-souris aurait essayĂ© d'Ă©tendre le feu du Temple de Salomon lors de sa destruction[103]. La perdrix selon les sources chiites rend louange Ă Dieu et termine sa prière en disant "Dieu a maudit ceux qui dĂ©testent la famille de Mahomet"[104]. Les interdits alimentaires entre loi et pratique Comme nous venons de voir, les aliments interdits ne sont pas traitĂ©s avec la mĂŞme rigueur. Ainsi, il est permis d'acheter et de vendre un âne puisqu'il s'agit d'un animal utile pour le transport des humains et des biens, mais il est interdit de manger sa viande. Si malgrĂ© tout le musulman mange sa viande, les lĂ©gistes ne prĂ©voient pas de sanction contre ce musulman. En ce qui concerne le porc, il est interdit aussi bien de manger sa viande que de le possĂ©der et, par consĂ©quent, de faire une transaction le concernant vente, achat, donation, etc.. Il en est de mĂŞme du vin. Si un musulman tue ou vole un porc ou une bouteille de vin d'un autre musulman, il n'est pas tenu d'indemniser son propriĂ©taire. Mais il est permis aux non-musulmans de possĂ©der et de consommer du porc ou du vin, et si un musulman tue le porc d'un chrĂ©tien ou verse son vin, il doit l'indemniser. Si un musulman consomme la viande de porc, de chien ou d'âne, il viole un interdit religieux, mais les lĂ©gistes ne prĂ©voient aucune sanction pĂ©nale contre lui[105]. Par contre celui qui consomme du vin est punissable selon les lĂ©gistes, mais pas tous les pays musulmans prĂ©voient une sanction pĂ©nale contre la violation d'un tel interdit. La fabrication et la vente du vin sont confiĂ©es dans ces pays surtout Ă des chrĂ©tiens, mais les musulmans sont ceux qui en consomment le plus. Il arrive cependant que des groupes musulmans interviennent pour châtier ceux qui consomment du vin et pour attaquer les magasins et les hĂ´tels qui le vendent. Bien que l'interdiction de consommer de la viande de porc ne soit pas sanctionnĂ©e sur le plan pĂ©nal, contrairement au vin, on peut dire que les musulmans sont plus respectueux de l'interdiction de consommer du porc que de l'interdiction de consommer du vin. Le porc est en fait considĂ©rĂ© comme un animal impur et rĂ©pugnant. On m'a cependant signalĂ© que des musulmans dans certains quartiers du Caire Ă©lèvent le porc et le vendent aux chrĂ©tiens. La non-consommation de la viande du porc par les musulmans fait que cette viande est nettement moins chère que la viande des autres animaux. Si les lĂ©gistes musulmans classiques sont unanimes sur certains interdits alimentaires, tels que le porc ou le vin, ces lĂ©gistes divergent en ce qui concerne d’autres aliments. Cette divergence est due au manque de clartĂ© du texte coranique et Ă la contradiction des rĂ©cits attribuĂ©s Ă Mahomet, Ă moins que ces rĂ©cits n'aient Ă©tĂ© inventĂ©s pour accommoder des coutumes locales. Ainsi, certains lĂ©gistes interdisent la consommation de la viande de tortue ou de cheval. Mais les malikites vont jusqu'Ă permettre la consommation de toute viande qui n'est pas expressĂ©ment interdite. Et mĂŞme en ce qui concerne la consommation du vin, certains lĂ©gistes ont essayĂ©, en vain, de rĂ©duire la portĂ©e de l'interdiction. A cĂ´tĂ© de ces attitudes conciliantes, on signale une tentative de la part des Qarmates pour qui il n'existe aucun interdit alimentaire. Ce groupe, aujourd'hui disparu, permettait aux bouchers d’exposer de la viande de toutes sortes d’animaux, dont des porcs et des chiens, Ă condition d’y laisser la tĂŞte pour que les gens puissent en consommer en connaissance de cause, en toute libertĂ©, chacun selon sa propre conscience[106]. En ce qui concerne le respect du jeĂ»ne de Ramadan, un des cinq piliers de la croyance islamique, il est assurĂ© sur le plan de la famille, de la sociĂ©tĂ© et de l'État. Le père de famille peut imposer Ă sa femme et Ă ses enfants Ă partir d'un certain âge de jeĂ»ner. D'autre part, l'État interdit toute violation publique du jeĂ»ne. Certes les non-musulmans ne sont pas tenus de jeĂ»ner, mais ils ne peuvent consommer en public. Des lois punissent une telle consommation. Mais certains États se montrent moins exigeants, voire hostiles Ă l'observation du Ramadan pour des raisons de santĂ© et d'Ă©conomie. En effet si le jeĂ»ne peut parfois s'avĂ©rer bĂ©nĂ©fique pour la santĂ©, le jeĂ»ne pendant un mois sans manger et sans boire affecte la santĂ© et occasionne une fatigue et une faiblesse physique qui peut causer des accidents. D'autre part, lors de la rupture du jeĂ»ne le soir on relève des excès de nourriture nĂ©fastes pour la santĂ©. On relève Ă cet Ă©gard que les hĂ´pitaux connaissent pendant la pĂ©riode de Ramadan un afflux de malades Ă cause du jeĂ»ne et de la rupture du jeĂ»ne. Sur le plan Ă©conomique, le jeĂ»ne affecte les activitĂ©s privĂ©es et publiques, et les horaires du travail et de l'Ă©cole sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©duits. D'autre part, les musulmans dĂ©pensent pendant cette pĂ©riode plus que dans d'autres mois de l'annĂ©e, notamment en nourriture alors que le mois de Ramadan est censĂ© ĂŞtre un mois d'abstinence. Pour ces raisons le PrĂ©sident Bourguiba de la Tunisie incitait son peuple Ă ne pas observer le Ramadan et ne manquait pas Ă se montrer Ă la tĂ©lĂ©vision en train de manger et de boire. Mais si l'État parfois peut se montrer en faveur de l'abolition du jeĂ»ne, la sociĂ©tĂ© peut se montrer sĂ©vère envers ceux qui enfreignent le jeĂ»ne de Ramadan. Il arrive que des groupes religieux effectuent des tournĂ©es dans les restaurants et les bars pour châtier ceux qui consomment en public pendant le mois de Ramadan. 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Auteur de nombreux ouvrages et articles voir la liste et certains articles dans Son dernier ouvrage Circoncision masculine, circoncision fĂ©minine dĂ©bat religieux, mĂ©dical, social et juridique, L'Harmattan, Paris, 2001, 537 pages table des matières [2] Ces interdits sont notamment dĂ©veloppĂ©s dans Lv chap. 11 et Dt chap. 14. Voir aussi concernant l’interdiction de consommer du sang Lv 1714 et Dt 1223; concernant l’abattage Ex 1221; concernant le vin Ex 2219; concernant l'interdiction d’égorger l’animal et son petit le mĂŞme jour Lv 2228; concernant l'interdiction de cuire de la viande avec du lait Ex 2319 et 3426, et Dt 1421. On trouve dans le Talmud les normes suivantes TraitĂ©s Shabbat et Pessahim sabbat et Pâque concernant la prĂ©paration de la nourriture dans le sabbat et la Pâque. TraitĂ© Avoda Zara culte idolâtre concernant la prĂ©paration du vin. TraitĂ© Houline choses profanes c’est le traitĂ© le plus important; il comprend 12 chapitres. On trouve aussi une prĂ©sentation de ces normes dans l'ouvrage Choulchan aroukh. [3] Bauer La nourriture cacher, p. 9. [4] Les lois alimentaires, p. 3. [5] Les lois alimentaires, p. 3. [6] Bauer La nourriture cacher, p. 10-14. [7] Les lois alimentaires, p. 6. [8] Menuhin, p. 34-35. [9] The untouchable milk. [10] Bauer La nourriture cacher, p. 17. [11] Les lois alimentaires, p. 4-5. [13] 24 avril 2001 [14] 24 avril 2001 [15] Bauer La nourriture cacher, p. 10-12 et 20. [16] Les lois alimentaires, p. 7-8. [17] Les lois alimentaires, p. 6-7 et 9-11. [18] Bauer La nourriture cacher, p. 18-20. [19] Bauer La nourriture cacher, p. 10-12 et 20. [20] Le vin et les sous-produits de la vigne, p. 6-8 et 11. [21] Les lois alimentaires, p. 1-2 [22] Les lois alimentaires, p. 6-8. [23] Il serait trop long ici de relever les passages racistes de la Bible. Voir notamment les chapitres 9 et 10 du livre d'Esdras dans la Bible. [24] Les lois alimentaires, p. 2. [25] MaĂŻmonide Le guide des Ă©garĂ©s, p. 594-595. [26] Bauer La nourriture cacher, p. 29-36 [27] Philon De specialibus legibus, 4118. [28] Voir - Henninger L’impuretĂ© des aliments et du sang chez les peuples sĂ©mitiques, p. 476-482; Henninger Nouveaux dĂ©bats sur l’interdiction du porc dans l’Islam, p. 29-40; Vaux Les sacrifices de porcs en Palestine et dans l’ancien Orient, p. 499-516. [29] MaĂŻmonide Le guide des Ă©garĂ©s, p. 595-596. [30] Dietary laws, col. 44. [31] Bible de JĂ©rusalem, note f, p. 1657. [32] Tertullian On the resurrection of the flesh, chapitre 6. [33] The Quinsext Council, or the Council in Trullo, 692, canon 67. [34] Branlard, p. 231-232 [35] Branlard, p. 244-246 [36] Ce que croient les Adventistes, p. 286 et 288-290. [37] Voir The word of wisdom [38] Texte dans [39] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 184; Al-Fawzan Al-at'imah, p. 138. [40] Aldeeb Abu-Sahlieh Limites du sport, p. 366. [41] Voir sur ce courant chrĂ©tien qui suivait les normes mosaĂŻques Aldeeb Abu-Sahlieh Circoncision masculine, p. 106-109. [42] Ibn-Hanbal, rĂ©cit 5114. [43] Voir Ă ce sujet Al-Luwayhiq, p. 126-127. [44] Benkheira, p. 51. [45] Ibn-Hazm Al-muhalla, vol. 7, p. 391-392. Voir sur ce dĂ©bat Musa Ahkam al-at'imah, p. 58-62 [46] Khnazir, p. 35. [47] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 16-23. [48] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 23-30. [49] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 32-35. [50] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 35-38. [51] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 38-40. [52] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 40-41. [53] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 41-42. [54] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 43-44. [55] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 45-50. [56] Voir Al-Bukhari, rĂ©cits 2384, 5066 et 5109, et Ahmad, rĂ©cit 12949. [57] Voir Ibn-Majah, rĂ©cit 3236, Al-Tirmidhi, rĂ©cit 1711, Abu-Da'ud, rĂ©cit 3298. Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 14-16. [58] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 52-54. [59] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 59-63. [60] Al-Amili Wasa'il al-shi'ah, vol. 16, p. 397-399. Al-Tabatba'i, p. 217-225. Voir une liste partielle dans Dalil al-muslim avec les dessins, p. 93-108. [61] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 76-89 et Musa Ahkam al-at'imah, p. 47-54. [62] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 72-75. [63] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 289-292. [64] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 165. [65] Al-Tabatba'i, p. 166-174. [66] Musa Ahkam al-at'imah, p. 87-128. [67] Al-Fawzan Al-at'imah, p. 137. [68] Musa Ahkam al-at'imah, p. 131. [69] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 216-217. Fatawi islamiyyah, vol. 10, no 1295, p. 3548-3549 [70] Voir sur l'aspect Ă©conomique Bauer La nourriture cacher, p. 50-68 [71] Musa Ahkam al-at'imah, p. 139-142. [72] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 221-222 [73] Al-Tirmidhi, rĂ©cit 1400 et Abu-Da'ud, rĂ©cit 2475. Musa Ahkam al-at'imah, p. 143-147. [74] Al-Tabatba'i, p. 228-229 et 251. [75] Abu-Da'ud, rĂ©cit 3511 et Ibn-Majah, rĂ©cit 3398. Voir aussi Ahmad, rĂ©cit 3315 [76] Al-Nisa'i, rĂ©cit 5609. [77] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 112-130. [78] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 131-140. [79] Al-fatawi al-islamiyyah, vol 10, no 1300, p. 3558-3562. [80] Al-fatawi al-islamiyyah, vol. 10, no 1307, p. 3581-3582. [81] Voir fatwa sur internet [82] Musa Ahkam al-at'imah, p. 241-251. [83] Abu-Da'ud, rĂ©cit 3871, Al-Tirmidhi, rĂ©cits 1374 et 1376; Ibn-Bajah, rĂ©cit 2554; Ahmad, rĂ©cits 2294 et 2597. [85] Al-Tabatba'i, p. 166-174. [86] Musa Ahkam al-at'imah, p. 88-90. [87] Al-Fawzan, p. 149. [88] Ibn-Qudamah, vo. 11, p. 138. Voir Aldeeb Abu-Sahlieh Circoncision, p. 177. [89] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 224. [90] [91] Dalil al-muslim, p. 69-70. [92] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 206-235. [93] Dalil al-muslim, p. 70-71. [94] Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 140-143. [95] Benkheira, p. 46. [96] Al-Amili Wasa'il al-shi'ah, vol. 16, p. 377, 378. [97] Voir par exemple Muslim, rĂ©cits 3609, 4814, 5316; Tirmidhi, rĂ©cit 2987; Ahmad, rĂ©cits 3560, 3580, 3797, 11171. Voir aussi Al-Kasani Kitab bada’i al-sana’i, vol. 5, p. 37. [98] Al-Amili Wasa'il al-shi'ah, vol. 16, p. 379-387. Voir aussi Al-Shaykh Al-Saduq Ilal al-shara’i’, p. 483-489. [99] Voir par exemple Bukhari, rĂ©cits no 1697, 3067; Muslim, rĂ©cits no 2071, 2075; Tirmidhi, rĂ©cit 767 [100] Abu-Da'ud, rĂ©cit 4583; Ibn-Majah, rĂ©cits 324 et 3215; Ahmad, rĂ©cits 2907 et 3073; Ibn-Majah, rĂ©cit 3214. Abd-al-Hadi Ahkam al-at'imah, p. 63-71. [101] Al-Amili Wasa'il al-shi'ah, vol. 16, p. 301. [102] Al-Aqfahsi Kitab li-ma yahil wa-yuharram min al-hayawan, p. 131; Al-Bahaqi Al-sunan al-kubra, vol. 9, p. 534, rĂ©cit 19382. [103] Al-Bayhaqi Al-sunan al-kubra, vol. 9, p. 534, rĂ©cit 19381. [104] Al-Amili Wasa'il al-shi'ah, vol. 16, p. 302. [105] Signalons cependant qu'en Irak la rĂ©solution 146 du 30 aoĂ»t 1998 prĂ©voit entre sept et dix ans de prison pour celui qui vend la viande de chien, d'âne ou d'autres animaux qui ne conviennent pas Ă la consommation humaine. La vente d'une telle viande en situation de guerre est considĂ©rĂ©e comme circonstance aggravante. [106] Zakkar, vol. 1, p. 334-335 Pour toutes informations, critiques et commentaires, envoyez un Ă©mail a jhalfon copyright 2001. Harissa Inc. All rights reserved.
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